Avis sur la fiabilité d'une identification par croisement de données (Mycologie / Système expert)
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Bonjour à tous,
Passionné de mycologie, je m'intéresse à la faisabilité théorique d'un outil personnel (non destiné à être commercialisé ni même publié) visant à structurer l'apprentissage de l'identification des champignons.
Plutôt qu'une application magique qui prédit la comestibilité, l'idée est de concevoir un système expert déterministe (sans LLM) qui croise plusieurs paramètres :
1. Une base de données de mycologues (critères morphologiques, habitats).
2. Des données environnementales automatiques (métadonnées GPS, météo historique récente, reconnaissance des arbres hôtes associés).
3. Une phase de questionnement actif pour pallier les angles morts numériques (l'application pose des questions sur l'odeur, la texture, ou demande de réaliser des tests spécifiques sur le terrain comme la coupe de la chair).
4. Un système de filtrage par élimination : proposer des protocoles de test ciblés sur certaines espèces pour invalider des pistes et écarter les sosies.
L'objectif n'est absolument pas de consommer des champignons grâce à cela, mais de comprendre la fiabilité réelle d'un tel croisement de données pour apprendre à observer rigoureusement et éviter les erreurs grossières des applications grand public actuelles.
Selon vous, est-ce qu'une telle approche basée sur des règles et des tests guidés permet d'atteindre une vraie rigueur d'apprentissage, ou les limites des bases de données actuelles rendent-elles l'exercice trop incertain ?
Merci d'avance pour vos retours d'experts !
Passionné de mycologie, je m'intéresse à la faisabilité théorique d'un outil personnel (non destiné à être commercialisé ni même publié) visant à structurer l'apprentissage de l'identification des champignons.
Plutôt qu'une application magique qui prédit la comestibilité, l'idée est de concevoir un système expert déterministe (sans LLM) qui croise plusieurs paramètres :
1. Une base de données de mycologues (critères morphologiques, habitats).
2. Des données environnementales automatiques (métadonnées GPS, météo historique récente, reconnaissance des arbres hôtes associés).
3. Une phase de questionnement actif pour pallier les angles morts numériques (l'application pose des questions sur l'odeur, la texture, ou demande de réaliser des tests spécifiques sur le terrain comme la coupe de la chair).
4. Un système de filtrage par élimination : proposer des protocoles de test ciblés sur certaines espèces pour invalider des pistes et écarter les sosies.
L'objectif n'est absolument pas de consommer des champignons grâce à cela, mais de comprendre la fiabilité réelle d'un tel croisement de données pour apprendre à observer rigoureusement et éviter les erreurs grossières des applications grand public actuelles.
Selon vous, est-ce qu'une telle approche basée sur des règles et des tests guidés permet d'atteindre une vraie rigueur d'apprentissage, ou les limites des bases de données actuelles rendent-elles l'exercice trop incertain ?
Merci d'avance pour vos retours d'experts !
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- Nom : Laurent Francini
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- Localisation : La Yaute - Haute-Savoie (la «vraie» Savoie) ;-)
Bonjour, ça me paraît intéressant, même si d'habitude je me méfie beaucoup des outils informatiques pour déterminer un champignon en particulier. Ce qu'il faudrait faire, c'est faire un test, non pas sur des espèces faciles, ce serait trop simple, mais des espèces un peu critiques… Par exemple, 2 russules rouges, âcres, à sporée blanche, observées sous conifères ! Il n'y aurait sans doute pas d'autre choix que de faire intervenir la microscopie, mais à ce moment-là je n'ai plus besoin de l'outil Informatique... 
http://www.francini-mycologie.fr/index.html • Myco-botaniste passionné! • Nikon D90 - F-S DX 18-200 mm f:3,5/5,6 G ED VRII - AF-S Nikkor 105 mm macro f:2.8 G ED - Micro Nikkor 60 mm f:2.8
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- Enregistré le : 23 sept. 2026, 22:06
Merci pour votre réponse. Est cet outil informatique serait tout de même intéressant s’il ne peut pas donner de diagnostic pour des cas complexe que celui que vous avez donné et qu’il ne sort pas de champignon mais qu’il explique qu’il est nécessaire de faire une vérification microscopie, sporée, réaction chimique, séquençage etc. Est ce cet outil serait toujours intéressant ?
Pourquoi pas, mais aussi pourquoi faire fonctionner l'outil informatique pour une méthode que votre propre cerveau peut employer tout seul ?
Il vous faut un aide-mémoire informatique en quelque sorte. Je n'ai rien contre...
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Yves
UN CORPS FROID NE PEUT PAS CHAUFFER UN CORPS CHAUD
La science avance par la confrontation des idées, pas par leur étouffement.
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- Associations : Société Mycologique de France - Associu U Muchjinu : Société Mycologique de Porto-Vecchio
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Bonjour, d'un point de vue purement technique je ne sais pas où tu vas trouver tes données. Essaye déjà de déterminer à partir des bases de données existantes quel est le nom à utiliser pour une espèce et tu verras vite le problème.
Pour le reste, je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il me semble que la plupart des identifications résultent de l'expérience, d'heuristiques personnelles plutôt qu'une approche purement "rationnelle", donc l'approche d'une telle application n'aiderait pas beaucoup à apprendre.
Pour le reste, je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il me semble que la plupart des identifications résultent de l'expérience, d'heuristiques personnelles plutôt qu'une approche purement "rationnelle", donc l'approche d'une telle application n'aiderait pas beaucoup à apprendre.
Bonjour, il me semble que c'est une approche possible.
En gros, cela consisterait à automatiser des clés existantes et/ou à prioriser les différents critères à observer / renseigner.
Je suppose que, pour ce faire, il faudra intégrer une forte composante "métier" dans l'automatisation (qui sera, en plus, dépendante de chaque genre) pour arriver à un résultat pertinent / efficace.
La construction de ce système expert demanderait également une phase de test terrain importante (à confirmer par l'expérience, la tienne ou celle de mycologues plus aguerris). Il me semble que cela resterait un outil d'aide à l'identification (avec un résultat probablement fiable pour les espèces faciles et un ensemble de possibles pour les espèces plus compliquées).
Comme Fouad, je pense que c'est un projet chronophage, mais si cela te paraît ludique et te permet de progresser en mycologie, pourquoi pas.
En gros, cela consisterait à automatiser des clés existantes et/ou à prioriser les différents critères à observer / renseigner.
Je suppose que, pour ce faire, il faudra intégrer une forte composante "métier" dans l'automatisation (qui sera, en plus, dépendante de chaque genre) pour arriver à un résultat pertinent / efficace.
La construction de ce système expert demanderait également une phase de test terrain importante (à confirmer par l'expérience, la tienne ou celle de mycologues plus aguerris). Il me semble que cela resterait un outil d'aide à l'identification (avec un résultat probablement fiable pour les espèces faciles et un ensemble de possibles pour les espèces plus compliquées).
Comme Fouad, je pense que c'est un projet chronophage, mais si cela te paraît ludique et te permet de progresser en mycologie, pourquoi pas.
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