Face à la mer
Ce forum permet de montrer des photos de champignons et de discuter sur leur détermination.
Attention: ces déterminations ne permettront pas une consommation des champignons !!!
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- Nom : Jean-Christophe Bartolucci
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Bonjour,
Je vous soumets cette grande lépiote observée le 20 avril 2025 à Hyères, dans le Var, en zone boisée sur un sentier littoral.
Au vu de l’allure générale robuste, du chapeau squamuleux et du pied renflé à la base, j’avais d’abord pensé à Chlorophyllum brunneum. Toutefois, la cassure visible sur le chapeau montre une chair qui reste blanche et ne semble pas rougir, ce qui ne va pas vraiment dans le sens de cette espèce. Je m’oriente donc plutôt vers Macrolepiota sp., peut-être dans le voisinage de Macrolepiota excoriata, sans certitude.
Habitat
Le champignon poussait au sol, dans une zone boisée littorale, en bordure ou à proximité d’un sentier. Le substrat exact n’a pas été noté, mais le milieu paraît riche en litière de feuilles et en débris végétaux.
Chapeau
Le chapeau est assez grand, d’abord convexe puis largement étalé. Il présente un disque central brun ocracé à brun clair, assez net. Autour de ce disque, le revêtement est fissuré ou fragmenté en plaques brunâtres irrégulières, laissant apparaître un fond blanc à crème.
La périphérie du chapeau est très claire, avec un aspect laineux, méchuleux à fibrilleux, surtout vers la marge. Cet aspect très ébouriffé m’avait fait penser à Chlorophyllum, mais la disposition des plaques brunâtres sur fond clair pourrait aussi évoquer certaines Macrolepiota.
Lames
Les lames sont blanches à crème pâle, serrées, apparemment libres du pied. Je n’ai pas observé de rosissement, de brunissement ou d’autre changement de couleur visible sur les photos.
Pied
Le pied est blanc à crème, cylindrique, assez robuste, lisse à finement fibrilleux. Je ne vois pas de chinures nettes comme chez Macrolepiota procera, ce qui semble écarter cette espèce typique.
La base du pied paraît renflée, mais il m’est difficile de dire si elle est réellement bulbeuse-marginée. Ce point serait important, car il fait partie des critères souvent discutés pour séparer certaines espèces de Chlorophyllum et de Macrolepiota.
Anneau
L’anneau est bien visible, assez épais, membraneux, situé dans la partie supérieure du pied. Il ne m’a pas semblé mobile, mais ce caractère n’a pas été vérifié précisément. Sa face inférieure est brunâtre, avec une large zone de même couleur immédiatement sous l’anneau.
Chair
La chair visible sur une cassure du chapeau est blanche et ne montre pas de changement de couleur évident. Je n’ai pas observé de rougissement ni de brunissement sur les photos disponibles.
Odeur, saveur, sporée
Pas d'informations.
L’orientation vers Macrolepiota vous paraît-elle pertinente au vu de la chair apparemment non rougissante ? Peut-on envisager Macrolepiota excoriata, ou l’aspect très méchuleux du chapeau, la robustesse de l’ensemble et l’anneau apparemment peu mobile orientent-ils vers une autre espèce ?
Merci d’avance pour vos avis.
JC
Je vous soumets cette grande lépiote observée le 20 avril 2025 à Hyères, dans le Var, en zone boisée sur un sentier littoral.
Au vu de l’allure générale robuste, du chapeau squamuleux et du pied renflé à la base, j’avais d’abord pensé à Chlorophyllum brunneum. Toutefois, la cassure visible sur le chapeau montre une chair qui reste blanche et ne semble pas rougir, ce qui ne va pas vraiment dans le sens de cette espèce. Je m’oriente donc plutôt vers Macrolepiota sp., peut-être dans le voisinage de Macrolepiota excoriata, sans certitude.
Habitat
Le champignon poussait au sol, dans une zone boisée littorale, en bordure ou à proximité d’un sentier. Le substrat exact n’a pas été noté, mais le milieu paraît riche en litière de feuilles et en débris végétaux.
Chapeau
Le chapeau est assez grand, d’abord convexe puis largement étalé. Il présente un disque central brun ocracé à brun clair, assez net. Autour de ce disque, le revêtement est fissuré ou fragmenté en plaques brunâtres irrégulières, laissant apparaître un fond blanc à crème.
La périphérie du chapeau est très claire, avec un aspect laineux, méchuleux à fibrilleux, surtout vers la marge. Cet aspect très ébouriffé m’avait fait penser à Chlorophyllum, mais la disposition des plaques brunâtres sur fond clair pourrait aussi évoquer certaines Macrolepiota.
Lames
Les lames sont blanches à crème pâle, serrées, apparemment libres du pied. Je n’ai pas observé de rosissement, de brunissement ou d’autre changement de couleur visible sur les photos.
Pied
Le pied est blanc à crème, cylindrique, assez robuste, lisse à finement fibrilleux. Je ne vois pas de chinures nettes comme chez Macrolepiota procera, ce qui semble écarter cette espèce typique.
La base du pied paraît renflée, mais il m’est difficile de dire si elle est réellement bulbeuse-marginée. Ce point serait important, car il fait partie des critères souvent discutés pour séparer certaines espèces de Chlorophyllum et de Macrolepiota.
Anneau
L’anneau est bien visible, assez épais, membraneux, situé dans la partie supérieure du pied. Il ne m’a pas semblé mobile, mais ce caractère n’a pas été vérifié précisément. Sa face inférieure est brunâtre, avec une large zone de même couleur immédiatement sous l’anneau.
Chair
La chair visible sur une cassure du chapeau est blanche et ne montre pas de changement de couleur évident. Je n’ai pas observé de rougissement ni de brunissement sur les photos disponibles.
Odeur, saveur, sporée
Pas d'informations.
L’orientation vers Macrolepiota vous paraît-elle pertinente au vu de la chair apparemment non rougissante ? Peut-on envisager Macrolepiota excoriata, ou l’aspect très méchuleux du chapeau, la robustesse de l’ensemble et l’anneau apparemment peu mobile orientent-ils vers une autre espèce ?
Merci d’avance pour vos avis.
JC
Modifié en dernier par JC_Bartolucci le 25 mai 2026, 22:05, modifié 1 fois.
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Bonjour,
J'éliminerais pour ma part excoriata : le pied devrait être un tout petit peu chiné et surtout le chapeau devrait être excorié à la marge. Une fois cela dit, ce n'est pas évident : comme l'a noté Jran-Christophe on peut éliminer les macrolépiotes du groupe procera et celles à anneau double en général. On peut sans doute également éliminer les Macrolepiota ou Chlorophyllum rougissantes ou brunissantes et pourtant son spécimen est nettement ébourriffé. Je vois un truc qui peut ressembler, le Leucoagaricus nympharum du FTE, page 340. Quelle était la taille exacte des champignons ?
Je rebondis sur le commentaire émis par Nommo pendant que j'écrivais. C'est la réflexion que je me faisais depuis une heure. C'est sûr qu'il manque un grattouillage in situ pour confirmer le non-rougissement.
Jplm
J'éliminerais pour ma part excoriata : le pied devrait être un tout petit peu chiné et surtout le chapeau devrait être excorié à la marge. Une fois cela dit, ce n'est pas évident : comme l'a noté Jran-Christophe on peut éliminer les macrolépiotes du groupe procera et celles à anneau double en général. On peut sans doute également éliminer les Macrolepiota ou Chlorophyllum rougissantes ou brunissantes et pourtant son spécimen est nettement ébourriffé. Je vois un truc qui peut ressembler, le Leucoagaricus nympharum du FTE, page 340. Quelle était la taille exacte des champignons ?
Je rebondis sur le commentaire émis par Nommo pendant que j'écrivais. C'est la réflexion que je me faisais depuis une heure. C'est sûr qu'il manque un grattouillage in situ pour confirmer le non-rougissement.
Jplm
Jean-Pierre Lachenal-Montagne
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Bonjour,
J'ai du mal à considérer qu'il puisse s'agir de Macrolepiota excoriata à l'aspect, mais plutôt Macrolepiota rhacodes et de préférence
sa variété var. hortensis (Chlorophyllum brunneum), mais le gros hic c'est tout ce que a dit sur les lames, la chair et le pied immuable, pas de rougissement ni de brunissement.
Cela va être difficile, je le crains
J'ai du mal à considérer qu'il puisse s'agir de Macrolepiota excoriata à l'aspect, mais plutôt Macrolepiota rhacodes et de préférence
sa variété var. hortensis (Chlorophyllum brunneum), mais le gros hic c'est tout ce que a dit sur les lames, la chair et le pied immuable, pas de rougissement ni de brunissement.
Cela va être difficile, je le crains
Modifié en dernier par Totor le 24 mai 2026, 14:28, modifié 2 fois.
Avoir le savoir c'est bien, mais le partager c'est mieux. Ainsi, si je te livre ce que je sais, et que tu me livres ce que tu sais, nous deviendrons des bienfaiteurs de l'humanité
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24 mai 2026, 13:17Nommo a écrit : Bonjour,Moi aussi.
Je suis très étonné que cette espèce présente une chair immuable.
24 mai 2026, 13:19Jplm a écrit : Je rebondis sur le commentaire émis par Nommo pendant que j'écrivais. C'est la réflexion que je me faisais depuis une heure. C'est sûr qu'il manque un grattouillage in situ pour confirmer le non-rougissement.Comme il vaut mieux rebondir que s'écraser, je fais de même.
Modifié en dernier par Jean Pierre le 24 mai 2026, 22:45, modifié 1 fois.
Jean Pierre Raverat.
http://www.champignons77.org/
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Je n'ai peut-être pas attendu assez longtemps pour observer le changement de couleur ? Vous pensez à Chlorophyllum ?
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En complément à ma dernière réponse :
Je comprends, à la lecture de vos retours, que le point vraiment problématique est l’immuabilité de la chair que je pense avoir observée. Hormis la cassure que j’ai faite au niveau du chapeau, je n’ai pas réalisé de grattage ni de coupe fraîche suivie dans le temps. L’absence de rougissement est donc à prendre avec prudence : je n’ai peut-être pas attendu assez longtemps, ou la cassure ne permettait peut-être pas d’apprécier correctement cette réaction.
Je n’ai pas mesuré précisément le champignon, mais en regardant les photos originales et en comparant avec les feuilles mortes de chêne vert autour, j’estime, à la grosse louche, le diamètre du chapeau entre 10 et 15 cm, avec un pied d’une dizaine de centimètres.
À ce stade, si je comprends bien, si l’on met de côté cette supposée immuabilité de la chair, l’aspect général ébouriffé, le pied renflé et l’anneau brunâtre orienteraient plutôt vers le groupe Chlorophyllum rhacodes / C. brunneum. À l’inverse, si l’immuabilité était confirmée, il faudrait alors chercher ailleurs, éventuellement du côté de Leucoagaricus nympharum ?
Je comprends, à la lecture de vos retours, que le point vraiment problématique est l’immuabilité de la chair que je pense avoir observée. Hormis la cassure que j’ai faite au niveau du chapeau, je n’ai pas réalisé de grattage ni de coupe fraîche suivie dans le temps. L’absence de rougissement est donc à prendre avec prudence : je n’ai peut-être pas attendu assez longtemps, ou la cassure ne permettait peut-être pas d’apprécier correctement cette réaction.
Je n’ai pas mesuré précisément le champignon, mais en regardant les photos originales et en comparant avec les feuilles mortes de chêne vert autour, j’estime, à la grosse louche, le diamètre du chapeau entre 10 et 15 cm, avec un pied d’une dizaine de centimètres.
À ce stade, si je comprends bien, si l’on met de côté cette supposée immuabilité de la chair, l’aspect général ébouriffé, le pied renflé et l’anneau brunâtre orienteraient plutôt vers le groupe Chlorophyllum rhacodes / C. brunneum. À l’inverse, si l’immuabilité était confirmée, il faudrait alors chercher ailleurs, éventuellement du côté de Leucoagaricus nympharum ?
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Non, rhacodes a un anneau double. Je décrirais l'anneau ici comme simple, infère, membraneux, ni complexe ni frangé, ne semblant pas fugace et probablement coulissant.
Comme on ne saura jamais si cette lépiote aurait rougi au grattage, je propose de conclure humblement à Macrolepiota s.l. sp.
Jplm
Comme on ne saura jamais si cette lépiote aurait rougi au grattage, je propose de conclure humblement à Macrolepiota s.l. sp.
Jplm
Jean-Pierre Lachenal-Montagne
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En attendant que la mer arrive chez moi, j'aurais bien vu C. brunneum.
Jean Pierre Raverat.
http://www.champignons77.org/
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Bonjour,
pour moi comme pour certains d'entre vous, il s'agit sans aucun doute d'un Chlorophyllum. En faveur de brunneum, le bulbe excentré et l'anneau, pas vraiment complexe à mes yeux.
En témoignent plusieurs sujets du forum, il est souvent difficile de distinguer C. brunneum et C. rhacodes.
pour moi comme pour certains d'entre vous, il s'agit sans aucun doute d'un Chlorophyllum. En faveur de brunneum, le bulbe excentré et l'anneau, pas vraiment complexe à mes yeux.
En témoignent plusieurs sujets du forum, il est souvent difficile de distinguer C. brunneum et C. rhacodes.
L'amanite phalloïde a mauvaise réputation.
C'est pourtant l'un des rares champignons qui soit capable d'abréger les souffrances des myopathes.
Pierre Desproges
C'est pourtant l'un des rares champignons qui soit capable d'abréger les souffrances des myopathes.
Pierre Desproges