Entoloma incanum
Vos plus belles photos d'espèces...
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- Nom : Laurent Francini
- Association : LA CHANTERELLE DE VILLE-LA-GRAND
- Localisation : La Yaute - Haute-Savoie (la «vraie» Savoie) ;-)
Vert fluo, c'est pas courant comme couleur...!
http://www.francini-mycologie.fr/index.html • Myco-botaniste passionné! • Nikon D90 - F-S DX 18-200 mm f:3,5/5,6 G ED VRII - AF-S Nikkor 105 mm macro f:2.8 G ED - Micro Nikkor 60 mm f:2.8
Oui cela je le trouve très beau, déjà shooter comme dit Lyn.
Mon blog : http://www.foretdorleans.com
"Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait." Marcel Pagnol.
"Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait." Marcel Pagnol.
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- Nom : Jean-Pierre Lachenal-Montagne
- Associations : Société Mycologique de France - Associu U Muchjinu : Société Mycologique de Porto-Vecchio
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Bonjour,
Je mets ici la curieuse étymologie de cette espèce :
- L'adjectif incanus, -a, -um signifie "blanchi", notamment pour les cheveux. Il est dérivé de canus, qui signifie également "blanc" (cf. "chenu"). Il n'y a aucune autre acception, seulement "blanc", plutôt vers le blanc argenté et notamment celui des cheveux ou des poils.
- La description de Fries applique ce qualificatif au chapeau : pileo glabro incano = "au chapeau glabre blanchi". Or plus loin, Fries décrit le chapeau comme "(...), de couleur cendrée et taché de vert, strié", rien de blanc ni de blanchissant et aucun poil non plus.
- On peut se demander s'il ne s'agit pas d'une erreur d'impression (je fais appel à notre typographe Castor) : n'est il pas étrange, en agrandissant le texte, que le c en italique de incanus soit plein d'encre (je ne connais pas le terme) alors que les autres c de la page sont nickel ? Dans ce cas il faudrait peut-être lire insanus ou autre chose... euh, je m'aperçois que cette hypothèse ne tient pas parce que dans le texte il est bien écrit "incano".
- Conclusion : le plus probable est une erreur d'adjectif de la part de Fries, un peu fatigué ce jour là. Ses noms ne pouvant être remis en cause, cet entolome restera "blanchi" jusqu'à la fin des temps.
Jplm
On peut aussi penser que dans son esprit le blanc argenté allait jusqu'au cendré. Même si dans la réalité la couleur dominante du chapeau n'est ni cendrée ni blanchie mais jaune-vert, un peu brun vers le centre.
Je mets ici la curieuse étymologie de cette espèce :
- L'adjectif incanus, -a, -um signifie "blanchi", notamment pour les cheveux. Il est dérivé de canus, qui signifie également "blanc" (cf. "chenu"). Il n'y a aucune autre acception, seulement "blanc", plutôt vers le blanc argenté et notamment celui des cheveux ou des poils.
- La description de Fries applique ce qualificatif au chapeau : pileo glabro incano = "au chapeau glabre blanchi". Or plus loin, Fries décrit le chapeau comme "(...), de couleur cendrée et taché de vert, strié", rien de blanc ni de blanchissant et aucun poil non plus.
- On peut se demander s'il ne s'agit pas d'une erreur d'impression (je fais appel à notre typographe Castor) : n'est il pas étrange, en agrandissant le texte, que le c en italique de incanus soit plein d'encre (je ne connais pas le terme) alors que les autres c de la page sont nickel ? Dans ce cas il faudrait peut-être lire insanus ou autre chose... euh, je m'aperçois que cette hypothèse ne tient pas parce que dans le texte il est bien écrit "incano".
- Conclusion : le plus probable est une erreur d'adjectif de la part de Fries, un peu fatigué ce jour là. Ses noms ne pouvant être remis en cause, cet entolome restera "blanchi" jusqu'à la fin des temps.
Jplm
On peut aussi penser que dans son esprit le blanc argenté allait jusqu'au cendré. Même si dans la réalité la couleur dominante du chapeau n'est ni cendrée ni blanchie mais jaune-vert, un peu brun vers le centre.
Jean-Pierre Lachenal-Montagne
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@Jplm
En ce qui concerne les différences d'apparence des lettres dans les imprimés de cette époque, c'est assez simple. On utilisait naturellement le plomb, et chaque lettre était fondue sur une hauteur très précise (ce qu'on appelait la "hauteur en papier") de façon à ce qu'à l'impression, il n'y ait pas de différence de pression entre tous les caractères d'une page. Une fois l'ouvrage imprimé, et par économie, les lettres étaient ensuite réutilisées plusieurs fois, et en fonction de la pression appliquée sur la totalité de la composition au fil des réutilisations, on se trouvait évidemment aléatoirement avec des lettres qui avaient peu servi et d'autres beaucoup. En outre, il n'était pas rare que des impuretés se trouvent sous la composition au moment de la mise en machine (la presse). Ce qui générerait donc une "hauteur" de lettre légèrement plus forte et donc un écrasement de ce qu'on appelle l'œil du caractère. Du coup, il prenait plus d'encre et donc paraissait ainsi plus gras.
J'ai très bien connu ces phénomènes, puisque quand j'ai commencé en 1973, j'ai commencé au plomb, un peu comme Gutenberg!
Pour la petite histoire, les affiches à l'époque étaient composées à l'aide de caractères en bois. Le bois s'écrase aussi au fil des impressions, et en tant qu'apprenti, on était chargé de compenser les différentes hauteurs en collant des morceaux de papier de différentes épaisseurs sous les caractères en bois… ce qui se faisait parfois directement en machine le jour du tirage !
En ce qui concerne les différences d'apparence des lettres dans les imprimés de cette époque, c'est assez simple. On utilisait naturellement le plomb, et chaque lettre était fondue sur une hauteur très précise (ce qu'on appelait la "hauteur en papier") de façon à ce qu'à l'impression, il n'y ait pas de différence de pression entre tous les caractères d'une page. Une fois l'ouvrage imprimé, et par économie, les lettres étaient ensuite réutilisées plusieurs fois, et en fonction de la pression appliquée sur la totalité de la composition au fil des réutilisations, on se trouvait évidemment aléatoirement avec des lettres qui avaient peu servi et d'autres beaucoup. En outre, il n'était pas rare que des impuretés se trouvent sous la composition au moment de la mise en machine (la presse). Ce qui générerait donc une "hauteur" de lettre légèrement plus forte et donc un écrasement de ce qu'on appelle l'œil du caractère. Du coup, il prenait plus d'encre et donc paraissait ainsi plus gras.
J'ai très bien connu ces phénomènes, puisque quand j'ai commencé en 1973, j'ai commencé au plomb, un peu comme Gutenberg!
Pour la petite histoire, les affiches à l'époque étaient composées à l'aide de caractères en bois. Le bois s'écrase aussi au fil des impressions, et en tant qu'apprenti, on était chargé de compenser les différentes hauteurs en collant des morceaux de papier de différentes épaisseurs sous les caractères en bois… ce qui se faisait parfois directement en machine le jour du tirage !
http://www.francini-mycologie.fr/index.html • Myco-botaniste passionné! • Nikon D90 - F-S DX 18-200 mm f:3,5/5,6 G ED VRII - AF-S Nikkor 105 mm macro f:2.8 G ED - Micro Nikkor 60 mm f:2.8
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