Bon, je commence à avoir fait à peu près le tour de ce que j'avais à dire.
Encore deux choses pour en terminer et pour - désolé de dire cela, mais c'est très profondément ce que je pense - ne pas lasser les tenants de la thèse du "réchauffement climatique dû à l'homme".
a) Faire confiance aux modèles ?
Je reprends l'exemple du modèle élaboré par des milliers de chercheurs en astronomie et qui recueille leur consensus en grande majorité à l'heure actuelle. Cet exemple, pour expliquer les anomalies observées sur les mouvements des astres spécule sur deux hypothèses. On spécule en plus de la matière visible
- Sur l'existence d'une matière noire.
- Plus récemment sur l'existence d'une sorte "d'énergie noire".
L'ensemble de ces deux composants représenterait 95% de l'univers. (95% !!!)
On n'a pas pour le moment de commencement de preuve tangible de l'existence réelle ni de l'une ni de l'autre.
Cela n'empêche pas les scientifiques eux-mêmes de faire des conférences sur quelque chose qui n'existe peut-être même pas...
Cela veut-il dire qu'il faut prendre les scientifiques pour des apprentis sorciers ?
Bien évidemment non. Il est légitime de chercher des explications aux choses et d'élaborer des modèles...
A CONDITION DE NE PAS LEUR FAIRE CONFIANCE ... Donc de les soumettre à une critique plus que serrée.
C'est d'ailleurs bien ce que l'on fait en astronomie.
Et cela n'affole personne pour rien... tout simplement parce qu'il n'y a pas d'enjeu majeur dans ces spéculations, autres que de découvrir comment fonctionne l'univers.
Dans ce cas, prendre ses désirs (le modèle) pour la réalité n'a de conséquences que sur la vigueur des débats entre scientifiques.
Quand j'observe ainsi un modèle où 95% de l'explication n'existe peut-être même pas, il est plus que très difficile de me faire avaler que dans un autre domaine, celui de la climatologie, le modèle qui est utilisé et qui recueille le consensus de la majorité des scientifiques aurait une très haute probabilité de se révéler vrai ...
Si cela ne vous explique pas mes doutes et plus que mes doutes, mon incrédulité, et bien je dis que c'est vous qui êtes entrés en religion et pas moi ! Vous croyez dur comme fer à quelque chose que vous appelez le consensus des scientifiques.
Ce consensus comme vous dites, est capable dans un autre domaine, d'admettre 95% de choses qui sont purement spéculatives. Y croire dur comme fer ?
Donc, non, je n'ai pas confiance..
Je l'ai d'autant moins que cela contredit en outre une théorie (la théorie du chaos) que, bizarrement, on admet lorsqu'il s'agit de météorologie et pas lorsqu'il s'agit de climatologie. Ce n'est pas la même science, je le sais.
Mais cette seconde science comporte aussi, c'est le moins que l'on puisse dire, pour pouvoir être abordée par le calcul, l'existence d'un bien trop grand nombre de paramètres pour que je puisse lui accorder de donner des résultats fiables.
En outre, apparemment on maîtrise encore assez mal certains de ces paramètres ( le facteur de l'influence de l'océan me semble le plus significatif).
La prudence s'impose, il me semble... avant d'avancer tout ceci comme hautement probable....
b) On a choisi l'imprudence. Je ne développerai pas ce point, il sort du champ purement scientifique auquel j'ai décidé de me cantonner. Juste une remarque:
L'Europe et les Etats-unis ont déjà commencé à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
C'est probablement une bonne chose ( à mon avis pour de toutes autres raisons que l'affaire du réchauffement climatique, mais bon...)
Alors après, vous préconisez quoi ?
On a ouvert une boite de Pandore...
Voilà, j'en ai terminé. L'insuffisance de mes explications scientifiques ne vous convient pas ?
Désolé, je ne suis pas un surhomme capable de contredire une machine scientifique en marche aussi impressionnante que celle que je vois s'emballer sous mes yeux.
Et classez moi dans les climato-négationnistes si cela vous rassure...