Bonsoir à tous,
Merci tout d'abord à Tonio de ces graphiques sur la question de l'importance respective des pouvoirs d'absorption par les composants de l'atmosphère des rayonnements infrarouge et de son intervention amicale auprès de Hervé qui a fait un peu preuve en effet d'impatience. Merci quand même également à Hervé d'avoir retiré sa dernière phrase.
Merci enfin à Nschwab de sa dernière mise au point. Ta façon d'assimiler mes propos (que tu as parfaitement le droit de critiquer, là n'est pas ce que je veux dire) à de la rhétorique employée par des platistes ne m'avait pas paru très bienveillante, voilà ce qui explique ma réserve. C'est maintenant de l'histoire ancienne. Restons -en là.
Revenons-en à nos débats. J'ai deux remarques à adresser à Tonio :
a) Je ne conteste pas du tout qu'un gaz donné puisse avoir une faculté d'absorption 20 fois voire même beaucoup plus que cela, par rapport à un autre gaz. L'une des nombreuses questions que je me pose ne porte pas exactement là dessus. Il s'agit ici, pour le moment, de savoir s'il est mathématiquement légitime de négliger la présence de l'ensemble N2 O2.
Hervé et avec lui quelques articles lus sur cette question disent en effet que le pouvoir d'absorption de N2 et de O2 est "négligeable" à côté de celui de CO2 . OK ... Un autre article dit qu'il est peu absorbant. Qu'en est-il ?
En effet, là où le mathématicien que je suis, qui a expérimenté au moins une fois de calculer les conséquences de changements minimes de certains paramètres sur l'imprévisibilité d'un phénomène à long terme, n'est pas satisfait, c'est que négliger ou non certains facteurs n'est pas neutre du tout. Cela peut dans les conditions où l'on se trouve ici, avoir de très fortes conséquences sur les résultats calculés par l'informatique. C'est ce que dit la théorie du chaos.
Or ici, on sait que le CO2 fait, en quantité, 0.04% de l'atmosphère, et l'ensemble N2-O2 environ 99 %.
Quelles sont les conséquences possibles de la négligence pure et simple de la présence de l'azote et de l'oxygène ? Je vais reprendre mon raisonnement avec des chiffres qui sont sans doute fantaisistes, puisque personne n'a répondu à ma question sur la quantification de la différence d'action entre le CO2 et l'ensemble N2 O2 (probablement et tout simplement parce que, comme moi, personne ne le sait ?) .
Si par exemple le CO2 était (hypothèse) 100 fois plus absorbant que l'ensemble N2 O2, la contribution respective du CO2 et de l'ensemble N2 O2 deviennent alors proportionnels à 100 x 0.04 = 4 contre 1 x 99 = 99 . donc dans ce cas l'influence de l'ensemble N2 O2 est encore 24,75 fois plus importante que celle du CO2.
Si l'on passe à 1000 fois plus absorbant (autre hypothèse), on arrive à 1000 x 0.04=40 contre 1x99 = 99 et l'influence de l'ensemble N2 O2 est encore de plus du double de celle du CO2.
Si enfin on passe à 10000 fois ( troisième hypothèse) on arrive de même à 400 et 99 et l'influence de N2 O2 est encore du quart de celle du CO2 . Négliger un quart du problème, même dans ce cas, n'est pas recevable pour un mathématicien.
Tu comprendras qu'il ne me suffise pas de dire assez évasivement que leur présence est négligeable. Il est indispensable de le quantifier... à mes yeux de mathématicien, bien sûr.
L'a-t-on fait ?
b) la deuxième remarque est un peu plus délicate à te poser, je m'en excuse :
Je cite une de tes phrases :
il faut que les sachants soient pédagogues et patients.
Ah bon, alors comme cela il y a des "sachants" sur des phénomènes d'une telle complexité, comme l'a dit Hervé ?
C'est assez magnifique, quand même, que nous ayons ainsi quelques "sachants" !!!