Petite expérience pharmaco-mycologique
Posté : 14 déc. 2008, 13:00
Bonjour,
Plusieurs propos tenus sur la "compétence" des pharmaciens en matière de mycologie m'ont remis en mémoire une petite expérience à laquelle mon défunt frère et moi-même nous nous étions livrés en 1990.
Prétextant ne rien connaître aux champignons nous avions récolté 6 espèces fongiques banales et sommes allé présenter nos récoltes dans 3 pharmacies en 3 communes différentes.
Voici les résultats (on notera que les déterminations ont toutes été faites à l'aide d'ouvrages, devant nous ou le lendemain pour l'un de ces praticiens):
Nos conclusions : un verdict à l'encontre des pharmaciens "testés" assez éloigné du terme d'avertis en la matière ...
Mais il est évident que la portée de cette expérience est beaucoup trop restreinte pour en tirer conclusion et nous connaissons nombre de pharmaciens qui sont d'excellents mycologues.
Nous avons été surpris par le fait que 2 de ces apothicaires nous ont renvoyé à un quidam local censé bien connaître les champignons.
A porter cependant à l'actif de ces pharmaciens que chacun a gentiment accepté d'avoir été "testé" quand ils apprirent que nous étions mycologues.
Il semble intéressant d'apporter quelques précisions à propos de l'intérêt que les pharmaciens nous ont dit porter aux champignons:
"A" : s'estime informé mais invoque le manque de temps pour "se refaire la main".
Nous renvoie à un tiers soi-disant compétent (qui s'avèrera être le meilleur …mycophage du village).
"B" : nous dit ne porter aucun intérêt aux champignons et ajoute "ce n'est pas parce qu'on a une planche sur les champignons en vitrine qu'on les connaît monsieur…".
Nous renvoie également à un quidam soi-disant informé…
"C": dit avoir des compétences moyennes.
A noter que le pharmacien "A" est allé dès le lendemain procéder à une grosse cueillette qu'il a soumise à nos déterminations en présence de son personnel.
Quant à la pharmacienne de l'officine "C", elle décida de parfaire ses connaissances en mycologie et nous accompagna plusieurs années sur le terrain.
En conclusion on peut raisonnablement penser que, quelque soient les compétences des pharmaciens en matière de mycologie, ils sauront aider les médecins à nous soigner, si nous-mêmes, prétentieusement qualifiés de mycologues, nous nous intoxiquions….
André
(Extrait de : André Fournier. Champignons : peut-on faire confiance aux pharmaciens ? Bul. Société Mycologique du Nord. N° 54. Année 1993. Fasc. 2. P. 43-47).
Plusieurs propos tenus sur la "compétence" des pharmaciens en matière de mycologie m'ont remis en mémoire une petite expérience à laquelle mon défunt frère et moi-même nous nous étions livrés en 1990.
Prétextant ne rien connaître aux champignons nous avions récolté 6 espèces fongiques banales et sommes allé présenter nos récoltes dans 3 pharmacies en 3 communes différentes.
Voici les résultats (on notera que les déterminations ont toutes été faites à l'aide d'ouvrages, devant nous ou le lendemain pour l'un de ces praticiens):
Nos conclusions : un verdict à l'encontre des pharmaciens "testés" assez éloigné du terme d'avertis en la matière ...
Mais il est évident que la portée de cette expérience est beaucoup trop restreinte pour en tirer conclusion et nous connaissons nombre de pharmaciens qui sont d'excellents mycologues.
Nous avons été surpris par le fait que 2 de ces apothicaires nous ont renvoyé à un quidam local censé bien connaître les champignons.
A porter cependant à l'actif de ces pharmaciens que chacun a gentiment accepté d'avoir été "testé" quand ils apprirent que nous étions mycologues.
Il semble intéressant d'apporter quelques précisions à propos de l'intérêt que les pharmaciens nous ont dit porter aux champignons:
"A" : s'estime informé mais invoque le manque de temps pour "se refaire la main".
Nous renvoie à un tiers soi-disant compétent (qui s'avèrera être le meilleur …mycophage du village).
"B" : nous dit ne porter aucun intérêt aux champignons et ajoute "ce n'est pas parce qu'on a une planche sur les champignons en vitrine qu'on les connaît monsieur…".
Nous renvoie également à un quidam soi-disant informé…
"C": dit avoir des compétences moyennes.
A noter que le pharmacien "A" est allé dès le lendemain procéder à une grosse cueillette qu'il a soumise à nos déterminations en présence de son personnel.
Quant à la pharmacienne de l'officine "C", elle décida de parfaire ses connaissances en mycologie et nous accompagna plusieurs années sur le terrain.
En conclusion on peut raisonnablement penser que, quelque soient les compétences des pharmaciens en matière de mycologie, ils sauront aider les médecins à nous soigner, si nous-mêmes, prétentieusement qualifiés de mycologues, nous nous intoxiquions….
André
(Extrait de : André Fournier. Champignons : peut-on faire confiance aux pharmaciens ? Bul. Société Mycologique du Nord. N° 54. Année 1993. Fasc. 2. P. 43-47).