Trois choses à dire :
1- La recherche fondamentale en mycologie consisterait-elle à changer les noms des champignons ?
Pour moi, non, elle consiste à faire , entre autres, de la phylogénie aujourd'hui.
Quand on change les noms, ce n'est plus de la recherche fondamentale que l'on fait... Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
La réponse est simple : on change des noms...
Et là les scientifiques ont le devoir d'en regarder les conséquences, parce que, justement, il ne s'agit plus alors de recherche fondamentale.
Dire que les raisons qui amènent à changer les noms font partie de la recherche fondamentale, c'est faire l'erreur conceptuelle sur laquelle Jean-Michel Bellanger a attiré l'attention. Les raisons de le faire tiennent en effet à l'interprétation des choses et notamment au fait que l'on a érigé en dogme un principe : un genre doit être monophylétique.
Quand la science devient dogmatique, elle ne fait plus de la recherche fondamentale. Qu'est-ce qu'elle fait, alors ?
Elle devient dogmatique...
2- En astronomie, exemple cité plusieurs fois, on étudie les planètes, les galaxies, etc... sous des angles très divers :
mouvements, composition chimique, distance, luminosité, etc...
On connait de mieux en mieux les planètes du système solaire,
il existe un catalogue des noms traditionnels des étoiles.
Ces noms restent les mêmes depuis plusieurs dizaines d'années.
Ainsi, pour reprendre cet exemple, Pluton a changé de catégorie. Pas de nom.
Il y a plusieurs classements utilisés en astronomie. Cela n'en fait absolument pas un foutoir.
3- Enfin je n'ai jamais demandé à abandonner la nomenclature binomiale.
Ne pas changer de noms ne signifie pas abandonner la nomenclature binomiale, on la conserve au contraire !