J'arrive tard dans cette discussion culinaire, elles sont si rares sur le forum, et c'est pour venir à la défense d'erythropus (d'autant que j'en ai mangé une petite poêlée, en mélange avec du cèpe et d'autres petites choses, ce soir), je trouve ce bolet équivalent à edulis (je n'ai pas dit à aereus), il est même souvent plus croquant, ce qui n'est pas pour me déplaire. Il n'a qu'un défaut : son bleuissement (qui effraie tellement les novices mais disparaît à la cuisson) est gênant à l'épluchage : quand on coupe le champignon, il faut regarder très vite la tranche jaune avant qu'elle ne bleuisse pour repérer d'éventuels vers... mais par chance il en a beaucoup moins souvent que les cèpes*.
Sinon mon palmarès reste, dans l'ordre : morille, trompette de la mort (c'est marrant, dès qu'on parle bouffe on emploie les noms français), girolle, bolet bronzé, cèpe de Bordeaux (je connais mal les deux autres cèpes), tubaeformis et ses voisines, erythropus, pied de mouton (eh oui, repandum, pas rufescens), silvicola (pas de campestris dans mon coin), bolet orangé (jeune), puis les petites choses (amethystina n'est pas mauvais quand il ne sent pas trop le Césium 😉 !) et j'en oublie beaucoup ; vers la fin de la liste il y a : le lactaire dit délicieux et ses acolytes, puis les russules. Évidemment, en hors d'oeuvre, l'oronge.
Jplm
- on peut donc en conclure que les insectes pondeurs sont des novices qui ont eux aussi peur du bleuissement.