Merci Guillaume, je me doutais un peu que tu n'étais pas spécialiste en la matière... Il se trouve que j'ai eu l'occasion de débattre sur la définition de la notion d'espèce et sur l'évolution... La notion peut paraître anodine pour un néophyte, en y réfléchissant bien, ce n'est pas si simple et il semble exister une espèce de flou artistique sur la notion d'espèce...
J'avais lu à cette occasion un article dont voici un extrait :
Les critères permettant d'apprécier la parenté de différentes souches sont variables selon les bactériologistes si bien qu'il n'existe aucune définition, universellement admise, de l'espèce bactérienne. Toutefois, des comités internationaux ont été chargés de proposer une définition de l'espèce.
Selon ces comités, une espèce est définie génétiquement (genomospecies) comme l'ensemble des souches présentant avec la souche type des relations ADN-ADN qui se traduisent par des valeurs d'hybridation supérieures ou égales à 70 p. cent.
Définitions d'une souche, d'un taxon, d'un type et d'une espèce bactérienne.
Je me retrouve avec la même question... Dans le cas d'une spéciation sympatrique de deux espèces A et B, jusqu'à quel degré de divergence considère-t-on qu'un individu appartient à telle ou telle espèce ? Je me dis que, avec le dégradé d'espèces entre A et B, on peut trouver une population intermédiaire pour laquelle le flux génétique n'est pas rompu avec chacune des deux espèces A et B... Dans ce cas, comment procède-t-on pour classer cette population intermédiaire ?
(on peut se poser la même question pour le cas des procaryotes...)