Cela n'a rien à voir avec le chapeau sec ou visqueux, mais avec une chair singulière dont la texture est nommée sarcodimitique : toutes les Xerulaceae possèdent ce type de chair, et le genre Xerula en fait partie (forcément), que les espèces aient, ou non, le chapeau sec. Ce n'est pas illogique du tout, bien au contraire et, dans ce cas précis, cela n'a rien à voir avec le séquençage mais avec la morphologie (bien que la phylogénie ait confirmé les hypothèses morphologiques).
Par contre, je sens poindre dans ton observation une réflexion générale portant sur le sens des noms (et des mots) et leur étymologie : d'un point de vue formel, il n'y a aucune obligation à ce que l'étymologie soit en adéquation avec le sens des mots, que ce sens soit original ou dérivé. Le croire est faire appel à un état de la science linguistique bien antérieur à F. de Saussure. Dans le cas des champignons, Russula cyanoxantha n'est jamais jaune et bleue, et les Xerula n'ont pas tous le chapeau sec... (observation généralisable à l'ensemble du lexique).
Amitiés, Guillaume.