Définition du grand larousse encyclopédique :
Mycène : n. m. Champignon basidiomycète, généralement de petite taille, à chapeau conique et à pied grêle, sans intéret culinaire
Alors, arrêtons de mélanger les genres. laissons aux mycologues le soin de s'occuper des champignons et à l'accadémie, le soin de s'accuper de la langue française.
C'est en effet une règle à respecter en général. Malheureusement, il arrive parfois que les lexicographes ne soient pas les mieux placés pour définir certains termes du lexique scientifique, ou encore leur genre... Pourrais-tu, par exemple, nous donner la définition de "champignon", dans ce même Larousse ? Si tu as une édition très récente, la définition doit être bonne pour la bonne raison que... c'est moi qui ai alerté les responsables pour qu'ils la modifient. Mais jusqu'à il y a 2 ou 3 ans (je ne sais plus), il était encore écrit que les champignons étaient des "végétaux inférieurs non chlorophylliens" !
En tout cas, tant que je n'aurai pas cette preuve, je continuerai à dire un mycène !
Ah bon ? Tu écris donc "le Mycène pur" et non "la Mycène pure" ?
La règle que j'ai donnée n'est pas tombée des nues : il s'agit d'une règle de formation des noms français dérivés du latin, qui s'applique à tous les domaines des sciences naturelles (et pas seulement), de façon homogène et récurrente.
D'un point de vue purement linguistique, le genre attribué dans une langue vivante à un mot n'est pas fixé, ou plutôt n'est fixé que pour une époque donnée, et il faudrait comprendre pourquoi le Larousse (qui, au passage, n'a rien à voir avec l'Académie : le mot "mycène" est à ma connaissance absent de la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie) a attribué le genre masculin à ce nom alors que l'USAGE, contrairement à ce que tu sembles penser, est de lui attribuer le genre féminin : une simple recherche sur Google, par exemple, le démontre (79 occurences pour "une mycène", 44 pour "un mycène", soit pratiquement deux fois moins...). Il arrive aussi que l'usage, toujours lui, fasse évoluer le genre d'un mot : un exemple traditionnel est celui du mot "alvéole", dont le genre académique est masculin puisqu'il dérive du mot latin lui-même masculin alveolus , diminutif de alveus, cuve. Aujourd'hui, la pression de l'usage a fait que le genre féminin est accepté pour ce mot, et je serais même curieux de connaitre le pourcentage de personnes qui, au sein de ce forum, ont déjà écrit ou dit "un alvéole" !
Si on jette un oeil aux ouvrages mycologiques en langue française qui proposent des traductions des noms français, voilà ce que l'on obtient :
Champignons de Charente : une mycène
Champignons par milieux (G. Houdou, éd. Belin) : une mycène
Courtecuisse & Duhem : une mycène
Breitenbach & Kränzlin : une mycène
Larousse : une mycène
Montégut : un mycène
Phillips : un mycène
Roux : une mycène
Donc, encore une fois, on doit dire (et écrire) une mycène, ce qui est conforme non seulement à l'usage, mais aussi aux règles de traduction des noms latins en français.
Amitiés, Guillaume.