Dommage qu'il faille être abonné pour pouvoir lire l'article en entier (je suis abonnée à Sciences & Avenir, pas à Science & Vie).
La partie en accès libre laisse entendre qu'on ne pourrait pas cultiver les champignons mycorhiziques et cite la truffe, ce qui est un mauvais exemple: depuis plusieurs années, on cultive la truffe en Espagne (en Aragon) où des milliers de chênes verts mycorhizés ont été plantés. Le procédé de mycorhyzation du chêne vert avec Tuber melanosporum et Tuber uncinatum a été mis au point en France par l'INRA, puis s'est exporté à grande échelle en Espagne.
La morille conique (Morchella conica), autre champignon micorhizique, se cultive sous serre en Chine depuis des dizaines d'années en relation avec des artichauts ou des topinambours, et la technique commence à s'implanter en France.
Pour l'instant, Boletus edulis résiste encore malgré les nombreuses recherches en cours par les compagnies "bio-tech": on arrive à produire des primordia, mais toujours impossible d'arriver à la production de sporophores de manière systématique: mais des "accidents" se produisent quand même de temps en temps, comme l'introduction totalement involontaire de l'espèce en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande.