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Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 08:44
par Ghislaine
Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 09:23
par Jplm
23 avr. 2024, 07:43Nommo a écrit :
(...) Elle se nomme Alessioboletus ichnusanus, épithète qu’elle partage avec une Antrodiella. Je laisse Jean-Pierre, qui le fera mieux que moi, vous en donner l’étymologie.
Merci à tous d’avoir mis tant de cœur à traquer cette espèce très rare.
Bonjour,
Ma foi, rien de bien croustillant :
-
Alessioporus est un genre "dédié" au mycologue italien Carlo Luciano Alessio, comme on en a aujourd'hui la détestable habitude. Bientôt tous les genres seront des
Buchwaldoboletus,
Jackrogersella et autres
Machintrucomyces...
-
ichnusanus est un adjectif créé sur
Ichnusa, ae qui est un ancien nom de la Sardaigne, il veut donc dire "sarde". Une autre détestable manie, moins récente celle-là, de nommer un champignon par l'endroit où il a été décrit la première fois, comme si on pensait qu'on ne le trouverait jamais ailleurs. Si c'est un des rares bolets en touffes, pourquoi ne pas le nommer
fascicularis ?
Jplm
Un pur exemple de ce que je décris est
Leratiomyces ceres. Genre dédié à Lerat, à la place de l'ancien strophaire, et
Ceres qui est (comme chacun sait évidemment) une banlieue de Melbourne, alors que ce champignon pousse aujourd'hui dans tous les jardins publics de la planète.
Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 09:55
par Ghislaine
Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 10:27
par Nommo
Merci Ghislaine pour le lien.
Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 11:15
par Ghislaine
23 avr. 2024, 10:27Nommo a écrit :
Merci Ghislaine pour le lien.

avec plaisir.
Re: À vos questions
Posté : 23 avr. 2024, 12:35
par Castor74
Parfaitement, d'accord avec Jplm. C'est ce qui me dégoûte un peu de la mycologie en général, et de mes contemporains en particulier. Bref... On a enfin la solution, j'étais à des années-lumière de me douter que ça existait. Surtout avec un nom de genre aussi con.

Re: À vos questions 1
Posté : 23 avr. 2024, 17:37
par Jplm
Pour allonger un peu ce sujet à rallonge, je ferais remarquer que le genre
Pseudoboletus qui a été évoqué plus tôt, bien qu'il ne cherche pas à honorer quelque mycologue illustre ou obscur ou ami, est d'une facture tout aussi médiocre.
Šutara explique dans sa
diagnose qu'il s'agit d'isoler un groupe de bolets dont le stipe (enfin, le pied) présente une surface fertile (caulohyménium). Mais en quoi cela en fait-il des pseudobolets (que l'on prenne d'ailleurs le terme au sens strict du genre
Boletus ou au sens plus large de
Boletaceae, voire de
Boletales) ? N'aurait-il pas été plus judicieux par exemple de nommer le nouveau genre
Hymenocaulis ? (
Hymenopus est déjà pris pour une plante et un insecte).
Jplm
Re: À vos questions 1
Posté : 23 avr. 2024, 17:49
par Castor74
On peut passer son temps à s'interroger sur les bizarreries de la mycologie (pour ne pas dire autre chose). Il y a quelques années j'ai un ami mycologue qui a nommé une nouvelle lépiote qui pousse en touffe "jacquieri", en l'honneur d'un de ses amis nommé Jacquier. Un ami parfaitement inconnu du monde mycologique... Il aurait tout aussi bien pu lui donner le nom de son chat, aussi... Alors qu'il s'agit d'une espèce qui vient en touffe…
Caespitosa aurait été bien plus intelligent, mais ça... Et dire que c'est autorisé...
