jlouis a écrit :Fifi a écrit :C'est du délire...
Je ne veux t'emmener nulle part... Surtout pas sur ce genre de débat à l'emporte pièce, en tout cas. J'en reviens pas que tu puisses déformer autant le propos du sociologue et le mien. Vu comme ça, cela ne peut effectivement que terminer en fâcherie.
Personne ne parle d'excuser ou de victimiser les auteurs de ces comportements violents, quels qu'ils soient... Ce n'est absolument pas le propos.
L'objectif de L.Mucchielli est tout simplement de comprendre ces phénomènes de société, afin de mieux les prévenir et les éviter.
Encore une fois, je suis consterné par la manière dont tu interprètes mes propos, ainsi que ceux de L.Mucchielli, et la manière dont tu dénigres son travail au sein du CNRS. 
Décidément, il faut absolument éviter de faire la moindre allusion à des sujets qui touchent de près ou de loin à la politique.
l'émission (entre autre) de C dans l'air " l'affaire des Mureaux"
Je ne parlerais plus de cela avec toi ni à aucun moment ici !
jlouis
Puisque tu insistes, j'ai du coup regardé cette brève mais pas inintéressante conférence sur "l'Affaire des Mureaux". Le plateau est de haut niveau: Alain Bauer, ancien grand maître du grand orient de France, et conseiller de Nicolas Sarkozy pour la question de la sécurité;
Laurent Muchielli, directeur de recherches en sociologie, Patrick Trotignant, capitaine de police et Etat Major du syndicat de police Synergie, Gérard François Dumont, rédacteur en chef de magazine Population et Développement et Conseiller Européen à l'Economie/Social.
Or, si certaines postures étaient effectivement marquées par rapport au contexte de l'election présidentielle de 2007, aucun des protagonistes n'a réellement parlé d'augmentation de la violence.
Alain Bauer parle de mutation de la violence: celle ci n'est plus idéologique comme elle a pu l'etre dans les années 70 et 80. Elle concerne des émeutes suburbaines, parfois dirigées contre la police.
On nous montre en exemple un cas d'insurrection de quelques jeunes gens contre une interpellation de police. On voit des policiers réagir avec beaucoup de sang froid et de professionalisme, et la vidéo appelle à l'admiration pour ce métier.
Alain Bauer, qui est je le rappelle la voix de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, concède aussi que la violence n'est pas intercommunautaire, ni intracommunautaire (ce n'est pas un affrontement permanent entre différents groupes communautaires des banlieues), contrairement à ce qui se passe aux états unis.
Laurent Muchielli est globalement d'accord avec Alain Bauer, ce qui est notable car Alain Bauer est généralement mal reçu dans le milieu de la sociologie.
D'autres thèmes sont développés, qui n'ont rien à voir avec notre débat, en tout cas plus aucun rapport avec l'idée que l'augmentation de la violence nuirait à la mycologie:
Comment cette violence suburbaine est elle née? Les difficultés et les manques de moyens des policiers, la manière dont les politiques récupèrent tout ça à des fins électorales.
Ce que je retiens donc, à la vue de ce reportage, c'est que tous les intervenants sont d'accord pour nous dire que notre société n'est pas plus violente qu'avant, mais que cette violence s'exprime d'une nouvelle forme: des affrontements entre jeunes et policiers ce qui serait d'ailleurs une exception française.
Donc, Jean Louis, je ne suis pour cette fois pas du tout convaincu par ton argument, même si j'espère que toute cette énergie gaspillée au bénéfice de la violence sera un jour convertie à la mycologie.