Re: quel champignon ?
Posté : 22 févr. 2008, 13:23
Salut Fifi,
Quand je vois mon ami Alain, je n'ai pas besoin de mesurer son nez ou de contrôler la couleur de ses yeux pour savoir que c'est bien mon ami Alain…
Il en est de même – pour toi également – quand tu trouves une russule charbonnière ou un bolet de Bordeaux…
Ceci pour dire que Tubaria ne collait pas, visuellement.
L'indice majeur qui m'a mis sur la voie de cette espèce - et qui s'ajoute aux commentaires avisés d'Antonio - a été l'arête des lames dentelée. Critère – rarement cité par les auteurs - qui n'existe pas par exemple chez les tubaria.
Une autre indication était fournie par l'agglomération du mycélium sur la base du stipe.
Ce rare taxon (qu'on pourrait éventuellement rechercher dans les agrocybes ou les lyophyllums) a été logé dans les dryophila, les hypholomes, les psathyrelles, les hemipholiotes, les galères, les pholiotes et maintenant dans les phaeogalères et porte donc le nom de Phaeogalera oedipus (inclus Phaeogalera oedipus var. oedipus, Phaeogalera oedipus var. mutans, Phaeogalera oedipus var. olivacea).
Je rejoins également Antonio quant à son point de vue sur "l'apparence" de ce champignon (et quantité d'autres qui nous sont proposés) : il nous est absolument impossible sur un forum mycologique de savoir quoi que se soit des caractères microscopiques et donc un doute justifié peut toujours perdurer. Ceci dit, même la micro. est loin de toujours apporter une réponse entre telle ou telle espèce…
Cest ça la mycologie, dont Régis Courtecuisse dit, en définissant le mot mycologue : "personne étudiant les champignons dans l'espoir un peu fou de parvenir à les connaître ou à les reconnaître".
André
Quand je vois mon ami Alain, je n'ai pas besoin de mesurer son nez ou de contrôler la couleur de ses yeux pour savoir que c'est bien mon ami Alain…
Il en est de même – pour toi également – quand tu trouves une russule charbonnière ou un bolet de Bordeaux…
Ceci pour dire que Tubaria ne collait pas, visuellement.
L'indice majeur qui m'a mis sur la voie de cette espèce - et qui s'ajoute aux commentaires avisés d'Antonio - a été l'arête des lames dentelée. Critère – rarement cité par les auteurs - qui n'existe pas par exemple chez les tubaria.
Une autre indication était fournie par l'agglomération du mycélium sur la base du stipe.
Ce rare taxon (qu'on pourrait éventuellement rechercher dans les agrocybes ou les lyophyllums) a été logé dans les dryophila, les hypholomes, les psathyrelles, les hemipholiotes, les galères, les pholiotes et maintenant dans les phaeogalères et porte donc le nom de Phaeogalera oedipus (inclus Phaeogalera oedipus var. oedipus, Phaeogalera oedipus var. mutans, Phaeogalera oedipus var. olivacea).
Je rejoins également Antonio quant à son point de vue sur "l'apparence" de ce champignon (et quantité d'autres qui nous sont proposés) : il nous est absolument impossible sur un forum mycologique de savoir quoi que se soit des caractères microscopiques et donc un doute justifié peut toujours perdurer. Ceci dit, même la micro. est loin de toujours apporter une réponse entre telle ou telle espèce…
Cest ça la mycologie, dont Régis Courtecuisse dit, en définissant le mot mycologue : "personne étudiant les champignons dans l'espoir un peu fou de parvenir à les connaître ou à les reconnaître".
André