Re: Sous épicéas.
Posté : 29 août 2014, 09:46
Bonjour Jean-Pierre,
c'est plus compliqué que cela : il y a en effet bien deux espèces distinctes (au moins), mais les caractères accessibles à l’œil nu ne permettent pas de les distinguer. Il est vrai que, traditionnellement, on distinguait essettei-abruptibulbus par le bulbe marginé, mais il se trouve que la biologie moléculaire prouve que des récoltes à bulbe marginé (que l'on nommait donc essettei ou abruptibulbus) sont, génétiquement, des A. sylvicola... Le bulbe peut donc apparaître indifféremment chez l'une ou l'autre de ces espèces, sans qu'il soit un marqueur spécifique.
C'est ce l'on appelle, lorsque l'on fait de la phylogénie moléculaire, le "retour aux caractères" : on place, sur l'arbre construit à partir des comparaisons de l'ADN qui permet d'établir les relations évolutives des espèces, les caractères morphologiques, écologiques, microscopiques, etc., afin d'en évaluer la pertinence pour la distinction des espèces. C'est ainsi que l'on s'est aperçu, par exemple, que la déliquescence et les spores sombres n'étaient pas des caractères suffisants pour assurer l'homogénéité de l'ancien genre "Coprinus" : il a donc fallu en trouver d'autres (structure de l'épicutis et du voile lorsqu'il est présent, par exemple).
Guillaume.
c'est plus compliqué que cela : il y a en effet bien deux espèces distinctes (au moins), mais les caractères accessibles à l’œil nu ne permettent pas de les distinguer. Il est vrai que, traditionnellement, on distinguait essettei-abruptibulbus par le bulbe marginé, mais il se trouve que la biologie moléculaire prouve que des récoltes à bulbe marginé (que l'on nommait donc essettei ou abruptibulbus) sont, génétiquement, des A. sylvicola... Le bulbe peut donc apparaître indifféremment chez l'une ou l'autre de ces espèces, sans qu'il soit un marqueur spécifique.
C'est ce l'on appelle, lorsque l'on fait de la phylogénie moléculaire, le "retour aux caractères" : on place, sur l'arbre construit à partir des comparaisons de l'ADN qui permet d'établir les relations évolutives des espèces, les caractères morphologiques, écologiques, microscopiques, etc., afin d'en évaluer la pertinence pour la distinction des espèces. C'est ainsi que l'on s'est aperçu, par exemple, que la déliquescence et les spores sombres n'étaient pas des caractères suffisants pour assurer l'homogénéité de l'ancien genre "Coprinus" : il a donc fallu en trouver d'autres (structure de l'épicutis et du voile lorsqu'il est présent, par exemple).
Guillaume.