Habitat
Récolté le 25 septembre 2024, à St Macaire en Mauges (Maine et Loire), sous Alnus glutinosa sur une berge de la rivière de la Moine.
Description macroscopique
Chapeau en entonnoir, 3–6 cm, parsemé de squames rougeâtres sur fond jaune brun. Un exemplaire présente un petit mamelon dans la dépression centrale. Marge fine, peu enroulée, tuberculeuse à cannelée.
Lames décurrentes, serrées, parfois fourchues à mi-rayon, jaune, plus pâle vers la marge, se tachant de brun rougeâtre à la manipulation.
Pied cylindrique ou rétrécissant vers le bas, jaune puis brun rouge à rouge sombre à la manipulation et avec l’âge. Mycélium aggloméré à la base en amas d’humus et de sable.
Chair jaune pâle à grisâtre en bas puis roussâtre à brun rouge en bas.
Sporée ochracée nuancé d’olivâtre.
Microscopie
Spores ellipsoïdes à ovoïdes, (6,3) 6,4–7,6 (8,2) × (4,0) 4,4–5,4 (6,0) µm (Moy. 6,91 × 4,92 µm)
Q = (1,2) 1,3–1,5 (1,7) Qm= 1,41
Discussion
Ce paxille de taille modeste fait partie du sous-genre Alnopaxillus qui regroupe les espèces (Paxillus adelphus , Paxillus olivellus et Paxillus rubicundulus ) inféodées au genre Alnus . Paxillus rubicundulus est une espèce rare, de répartition septentrionale à montagnarde. Paxillus olivellus se distingue de Paxillus adelphus notamment par la forme des spores et la couleur de la sporée. Paxillus adelphus a une sporée ocre-rougeâtre à chocolat, sans nuance olivâtre et des spores courtement cylindriques à légèrement allantoïdes. Selon Pierre-Arthur Moreau à qui j’ai demandé un avis sur cette récolte, les spores, les cannelures au bord du chapeau, les lames pâles et la minceur de la chair vont bien pour olivellus .
Paxillus olivellus , décrit en 2016, est probablement plus méconnu que rare. L’espèce affectionne les bords de rivières et ruisseaux. Associée principalement à Alnus glutinosa , elle cohabite parfois avec Paxillus adelphus .