Basionyme : Thelephora puteana Schumach.
Habitat
Plusieurs récoltes sur terrain privé, à Ancenis (44). Sur tronc vivant ou mort de Cupressus et sur bois d’œuvre d'un cabanon.
Description
Fructification résupinée étroitement liée au support, formant des croûtes irrégulières épaisses de 1 à 5 mm, s’étalant sur plusieurs dizaines de centimètres. Surface hyméniale lisse, verruqueuse, ridulée, bosselée, brun clair à brun foncé olivâtre, marge blanchâtre finement fibrillée, de consistance fibreuse, élastique.
Microscopie
Spores ovales, lisses à parois épaisses, de couleur brune, faiblement dextrinoïdes.
9,4 [10 ; 10,5] 11,1 x 5,2 [5,9 ; 6,7] 7,4 µm
Me = 10,3 x 6,3 µm
Q = 1,4 [1,6 ; 1,7] 1,8 ; Qm = 1,6
Basides cylindriques, clavées, tétrasporiques, non bouclées (79 µm – 9.0 µm).
Pas de cystides.
Structure monomitique avec des hyphes à parois minces, quelques-unes sont légèrement incrustées.
Commentaire
Il existe deux autres Coniophora très ressemblants :
Coniophora olivacea possèdent des cystides incrustées.
Coniophora arida , très similaire à Coniophora puteana , diffère par la couleur des spores et leur réaction à l'iode, jaune pâle et fortement dextrinoïdes chez C. arida et brunâtre et peu dextrinoïdes chez C. puteana .
Commune et répandue en Europe et régions tempérées, cette espèce, récoltée ici sur tronc de Cupressus , est fréquente sur bois de conifère ou de feuillu. Coniophora puteana provoque une pourriture brune et est considéré comme un ravageur important du bois dans les habitations, donc dangereuse au même titre que la mérule (Serpula lacrymans ).