Basionyme : Agaricus chrysophaeus Schaeff.
Habitat
Récolté le 17 mai 2020 sur arbre mort (Fraxinus probablement) au bord de la Loire, à Anetz (44).
Description
Chapeau jusqu’à 4 cm, hémisphérique puis plan convexe, bassement mamelonné, marge striée sur 3 – 4 mm. Revêtement mat plus ou moins ridé au centre, jaune verdâtre à jaune d’or, hygrophane.
Lames blanches à jaune pâle, puis roses à jaune sale à maturité.
Pied jusqu’à 8 cm, cylindrique à base élargie, blanc à jaune pâle, satiné, strié.
Microscopie
Spores subglobuleuses 6 – 7 × 5 – 6 µm.
Cheilocystides lagéniformes à fusiformes.
Cuticule composée de cellules sphéropédonculées (Section Cellulodermatei ).
Discussion
Le nom Pluteus chrysophaeus (basé sur Agaricus chrysophaeus Schaeff. (1774)) est problématique en raison d’une contradiction entre la diagnose et la planche originale de Schaeffer. Il fut diversement interprété, puis considéré par certains auteurs comme nomen confusum , remplacé par P. luteovirens ou encore par P. chrysophlebius . Hana Ševčíková, mycologue tchèque, autrice de plusieurs publications sur le genre Pluteus , nous fait part de son avis sur cette récolte : nous pouvons la nommer Pluteus chrysophaeus sensu Vellinga = Pluteus chrysophaeus (Schaeff.) Quél.
« Selon Vellinga (1990), Pluteus chrysophaeus est macroscopiquement très variable et contient P. galeroides , P. xanthophaeus et P. luteovirens . Notre analyse phylogénétique basée sur des collections récentes est en concordance avec les résultats de Vellinga. » (Ševčíková et Borovička (2019) Pluteus rugosidiscus (Basidiomycota, Pluteaceae), first record of this North American species in Europe . Nova Hedwigia 108:1 – 2 (227–240) ).
Quant à P. chrysophlebius (Berk. & M.A. Curtis) Sacc., selon Hana Ševčíková, ce serait une espèce américaine distincte de nos plutées jaunes européens, ce que semblent confirmer de récentes études phylogéniques.