Ecologie
Nombreux spécimens (centaine) trouvés en forêt de Saint Mars la Jaille (44 - France), le 09 juillet 2008. Sous feuillus (chênes et châtaigniers), sol acide.
Description
Cette variété diffère de Amanita virosa type, entre autre par sa taille plus importante (6-15 cm) et son aspect plus massif.
Chapeau blanc, 6-20 cm, non excentré, moins mamelonné que A.virosa type, juste un peu umbonné, s'étalant complètement à maturité. Cuticule mate satinée. Marge parfois appendiculée, reste de voile.
Lames libres (comme toutes les amanites), blanc crème, larges et peu ventrues, serrées, nombreuses lamelles et lamellules. Sporée blanche. Parfois reste de voile, floconneux sur les arêtes.
Stipe central non pelucheux, juste faiblement fibrilleux, avec un large bulbe. Volve épaisse, membraneuse, dont la partie supérieure est souvent apprimée sur le stipe. Anneau ample, fragile, floconneux.
Chair blanche. Odeur désagréable à maturité, me rappelle l'odeur de vieux miel fermenté (?)...
Microscopie
Spores globuleuses, 7,5-9,5 x 7-9 µm
Observations
Pousse souvent en grand nombre, on en a vu des centaines d'exemplaires en Forêt d'Aizenay en 1998. Alors que A.virosa type pousse seulement à quelques exemplaires.
Espèce assez commune dans la région des Pays de la Loire, décrite par Neville et Poumarat en 2004, Amanita virosa var. levipes Neville & Poumarat (2004), Fungi Europaei, 9, p. 600 (une première publication sans description, donc invalide, a été faite en 2000 (Amanita virosa var. levipes Neville & Poumarat (2000), Bolletino del Gruppo micologico G. Bresadola, 43(2), p. 149 (ad int.) avec la précision des auteurs : ce taxon sera décrit dans le futur, à partir d'exemplaires récoltés en forêt d'Aizenay (85) le 25.09.1999 sous feuillus).
Extrait d'un document de la SMF, R.Courtecuisse écrit : "Ce taxon semble être apparu en 1995 sur le littoral occidental français et pourrait correspondre à un taxon d’origine américaine (non nommé outre-atlantique selon l’enquête réalisée par Neville & Poumarat, 2005, p. 604-605) ; c’est donc peut-être un taxon invasif ?..."
Toxicité
Même toxicité que Amanita virosa, contient les mêmes toxines que Amanita phalloides : amotoxine et phalotoxine. Symptomes : voir le Syndrome phalloïdien
Nombreux exemplaires trouvés dans le bois de Roscouré à Combrit (29) le 09 août 2014.
Nombreux exemplaires trouvés dans le bois de Roscouré à Combrit (29) le 09 août 2014.