Basionyme : Peziza fulgens Pers.
Habitat
Une centaine environs d’exemplaires trouvée sur quelques dizaines de mètres carrés le 17 avril 2009 au bois Rodolphe (25110 Baume-les-Dames). En petits groupes disséminés avec des exemplaires souvent accolés dans une pessière d’âge moyen.
Description macroscopique
20-30 mm pour notre récolte. Généralement globuleuse, subsphérique avec une ouverture supérieure presque valvaire du fait que la marge « se referme » vers l’intérieur et une marge arrondie parfois régulière mais aussi plus ouverte et plus droite voire étalée.
Marge régulière à festonnée suivant les exemplaires, souvent courtement incurvée. Terminé par un stipe net, plus ou moins long de couleur blanchâtre à ocre jaune mais qui peut passer inaperçu sur le terrain car il est souvent enfoncé dans les aiguilles, fibrilleux, de largeur vers 4-5 mm.
Réceptacle d’un bel orange lumineux et intense, assez lisse.
Extérieur de l’apothécie plus jaune et moins vif, souvent lavé de verdâtre en direction de la marge, finement villeux.
Description microscopique
Asques (A) octosporés et uniserriés de 90-105 × 8-10 µm.
Paraphyses (B) de 2-3 µm de large, irrégulières sur le profil, septées, souvent bifides, parfois un peu épaissies vers l’extrémité, plus ou moins emplies d’un liquide jaunâtre.
Spores (C) rondes de 5-6 µm de diamètre.
Structure de la chair (D) plutôt globuleuse.
Remarque
Ce joli petit ascomycète peut pousser en abondance certaines années mais sur le long terme il est donné peu fréquent. Réputé plutôt montagnard, il peut se rencontrer à faible altitude (400 m pour notre récolte). Bien qu’on l’ait toujours récolté sous conifères, il est également possible de le rencontrer sous feuillus selon la littérature. Ses couleurs vives et la nuance subtilement verdâtre le font reconnaître facilement. Du point de vue microscopique, ses petites spores rondes sont un bon critère de détermination.