Habitat
Sur un morceau de bois indéterminé en petit groupe compacte surtout dans les anfractuosités qui garde la fraicheur au Gros Maillot (25) en compagnie de Pierre Chaillet, Bernard Jarroux, Jean-Marc Moinjeon (et sa charmante épouse) et Gilbert Moyne, le 31 mars 2009.
Description
Jusqu’à 4-5 mm pour les plus gros spécimens. Réceptacle d’abord cupuliforme, assez régulier avec la marge relevée puis irrégulière, plissé, fripée, lobée avec de grosses veines qui convergent au centre, donnant un aspect un peu cérébriforme, parfois même formant des bourrelets pincée à la base au niveau des plis. Gris délicat, translucide ; ce qui donne une tendre variation du presque blanc au gris moyen. Marge sinueuse parfois un peu rétrécie, à extrémité pâle, presque blanche. Non, ou alors à peine stipité.
Microscopie
Spores : 6-11x1,5-2,5 µm, elliptiques allongées, étroites, souvent arquées, présidentielles (en banane), pratiquement pas guttulées. Asques octosporées vers 50-60x5-6 µm, unisériées. Paraphyse fines (vers 2 µm) à extrémité un peu renflée, pas ou peu septées. Structure de la chair formée essentiellement d’articles celluleux pouvant atteindre 22x20 µm, avec quelques articles allongés.
Remarque
Le genre Mollisia est un genre difficile, pour équilibristes, car les différences micro sont souvent minimes et parfois suggestives. De plus l’étude micro demande beaucoup de patience et de persévérence. Cependant, ces spécimens sont sans doute à appeler cinerea, une des Mollisia la plus commune. Son aspect macro correspond bien et, à priori (manque le test au lugol), la micro semble convenir.