Oui, mais cette espèce n'affectionne nullement les pessières chez moi, son habitat préférentiel reste la pinède surtout dans les récoltes précoces collinéennes (février-mars) mais sur les plateaux d'altitude (900-1100m: avril -mi mai) il adore les sapinières moussues, aussi bien sur volcanique que sur terrain acide, il lui faut de l'eau en hiver, neige de préférence ; j'ai eu en 2015 une récolte aberrante en décembre avec des "charbonniers d'automne".
Sa découverte se mérite, parfois sa présence est trahie par des restes consommés par chevreuils ou sangliers, le plus souvent il reste planqué sous des coussins de mousse avec des exemplaires parfois agglomérés, mais depuis le réchauffement climatique sa "chasse" toujours motivante reste plus aléatoire avec des observations plus dispersées.
Comme dit Laurent, sa saveur douce et un peu parfumée se suffit à elle même, il rend bcp d'eau à la cuisson mais un peu de crème en fin de cuisson et le plat régale les convives !