Difficile de trouver plus proches, les deux mini stations à 100 m de mon appartement m’ont livré une vingtaine d’exemplairres à l’extérieur et au pied de la clôture qui matérialise les limites du parc du Musée du Vieux Colombier. J’ai beaucoup pataugé incapable de donner un nom à première la récolte du 14/10/2024, j’ai conservé tous les exemplaires de cette découverte. Intuitivement, raisonnement qui n’a rien de scientifique, je soupçonnais un Tulostoma peu fréquent mais l’état un peu avancé de la récolte ne me laissait que peu de chance d’observer les caractères discriminants.
Je surveillais donc les stations et, le 23/09/2025, des Gastéromycètes en pleine forme daignèrent à nouveau se montrer. Les candidats ne satisfaisaient jamais les exigences de mes clés.
Tulostoma squamosum ne pouvait convenir, son péristome tubulaire le disqualifiait.
Pour la même raison son voisin sur lequel je fondais des espoirs sérieux fut, lui aussi écarté, exit Tulostoma subsquamosum.
Tulostoma cyclophorum prétendit, un court instant être l’élu, son exopéridium membraneux lui interdisait d’occuper cette place enviée.
Restait Tulostoma fimbriatum, malgré des observations répétées son péristome fimbrié refusait de m’apparaître, sans état d’âme je l’éliminais.
J’étais revenu sur la ligne de départ, c’est alors que j’eus l’opportunité de faire séquencer la bête.
Le nom de Tulostoma punctatum, citoyen américain né en 1896, figurait sur son passeport, visé pour plus de sécurité par Jean-Michel Bellanger, un célèbre douanier montpelliérain.
La suite au prochain épisode.