Pour pouvoir mieux comparer les espèces, j'ai fait en juin 2024 une photo avec les deux taxons , j'ai la chance de trouver assez régulièrement les deux espèces sur le Mont Courant à qqs kilomètres de chez moi il y a un secteur sur les pentes de l'ancien volcan où poussent aussi bien sur le plan fongique que sur le plan botanique des espèces nettement calcipréférentes, l'autre partie qui borde le volcan est un horst granitique donc terrain acide typique et pour finir la base du volcan repose sur une plaine argilo marneuse.
Donc sur la partie granitique où poussent des pins, chênes et qqs sapins, je trouve occasionnellement le Caloboletus calopus "classique" (il est beaucoup plus commun sur le plateau casadéen) et plus intéressant sur la zone calcicole dans la partie hêtraie avec des sapins, j 'observe très régulièrement le Caloboletus polygonius var ereticulatus ( ce bolet pousse aussi dans d'autres hêtraies volcaniques comme Mt Bar et Coulée de Bourianne où il peut être abondant)
L'écologie sépare ces deux espèces, mais sans cette indication on peut facilement les distinguer :
Caloboletus calopus a un net réseau sur le pied, le chapeau dans sa maturité peut être marbré localement mais pas chez les jeunes exemplaires, en macrochimie il réagit positivement à l'iode...
Caloboletus polygonius . ereticulatus , a un pied fusoide rarement obèse comme chez le calopus et surtout sans réseau net, le chapeau est nettement et entièrement tesselé même dans la jeunesse, l'amertume est moins forte et il est iode négatif ; certains exemplaires peuvent dépasser 25 cm de diamètre, enfin il a une tendance à pousser en touffes (beaucoup plus rare chez calopus)
ces deux bolets ont une odeur de vinaigre à la base du stipe ; pendant longtemps ces deux bolets ont été confondus dans nos relevés et expositions, tout en s'interrogeant sur ces disparités (nous l'avons aussi trouvé à Gresse en Vercors avec Pierre Roux ) ; j'ai fait séquencer une récolte de Bourianne qui a révélé ce "cousin"