Richmond63 a écritAcanthocytes tueurs de vers.
Tout à fait Richard. Cette récolte fit l'objet d'un petit article dans notre bulletin 2024 de la F.A.M.O. (Fédération des Associations Mycologiques de l'Ouest).
Extrait :
Visibles sur les cordons mycéliens et la base du pied, ces cellules se développent à partir des hyphes végétatives. Elles se composent d’un élément central hérissé de fines aiguilles couvertes d’une pellicule cristalline les rendant piquantes et tranchantes. Les acanthocytes recouvrent la surface du mycélium, telles les épines d’un cactus. Très fragiles, on retrouve ces aiguilles éparpillées dans le milieu d’observation.
Une étude de 2006 montre les blessures mortelles causées par les acanthocytes de Stropharia rugosoannulata sur des nématodes, vers microscopiques parasites de végétaux et animaux. Selon les auteurs de cette étude, S. rugosoannulata a la capacité d’attaquer, d’immobiliser et de tuer les nématodes grâce à ces acanthocytes. En laboratoire, ils ont observé une croissance accélérée du mycélium, accompagnée d’une forte augmentation des acanthocytes, dans un milieu riche en nématodes (eux-mêmes rapidement décimés par le champignon) ce qui suggère, selon eux, que le champignon se nourrit de cette microfaune pour obtenir un apport en azote nécessaire à sa survie.
Voici les autres caractères microscopiques relevés :
Spores amygdaliformes (7,2) 7,4 - 8,8 (9,8) × (4,2) 4,4 - 5,1 (5,9) μm. Moy. 8,1 × 4,7 μm.
Q = (1,5) 1,6 - 1,8 (1,9), Qm = 1,71
Arête des lames stérile, nombreuses cheilocystides capitées.
Chrysocystides éparses, uniquement sur la face des lames.
Il vous reste à identifier l'espèce.