Oui, Lactarius porninsis. Les terminaisons en -nsis sont conseillées pour les noms de lieux, cette espèce dédiée par Léon Louis Rolland à son collègue M. Pornin (ou à sa fille, qui l'a découverte vers Chamonix) aurait plutôt dû s'appeler porninii (ou porniniae pour la demoiselle).
L'espèce a été décrite en 1889, la mauvaise habitude de donner le nom d'une personne (connue ou inconnue) à un taxon (espèce, genre) ne date donc pas d'hier. Dans sa description, Rolland dit même "je dois donc lui donner son nom". En réalité, la seule chose que l'auteur doit faire, par courtoisie ou amitié, est de mentionner le nom de la personne qui lui a apporté le champignon mais nullement d'affecter à l'espèce un nom qui n'évoquera absolument plus rien aux générations futures. Cela les aurait plus aidées s'il l'avait par exemple baptisé Lactarius laricis* ou laricum (du ou des mélèze(s).
Jplm
- en revanche, ça aurait compliqué un peu la tâche de Singer, un siècle plus tard, quand il a créé un Lactarius laricinus. Les noms trop proches sont (en principe) interdits.