Terradoc a écrit
(...) A noter toutefois pour cette récolte des conditions d'obscurité permanentes au fin fond d'un ruisseau très encaissé. Cela peut-il expliquer l'apparition de formes claires ou blanches ?
Je me suis toujours posé cette question. Mais autant le rapport des plantes chlorophylliennes avec la lumière semble clair, autant le rapport des champignons avec la lumière (ou son absence) restent un mystère. Il doit certainement y avoir des études là-dessus.
Pour ce qui est de l'étymologie de cette espèce, speirea évoque une "cohorte légère". Ça a été traduit par "groupée", je ne suis pas sûr que le sens initial n'était pas plutôt "éparse".
Quant au nom du genre, Phloeomana, nous avons affaire, ce n'est pas courant et peut-être unique, à une construction gréco-polynésienne. Le nom cherche à dire "Esprit de l'écorce" (au moins c'est joli). À propos de mana, Redhead précise "vaguely referring to spirit or" [la phrase n'est pas finie]. Il faut dire que c'est un poète, c'est à lui aussi qu'on doit Aphroditeola, "allusion à la déesse Aphrodite pour sa couleur rose et son parfum agréable"... il l'avait apparemment bien connue.
Jplm
Sources : https://www.indexfungorum.org/Publications/Index%20Fungorum%20no.15.pdf