Bonjour, je n'avais aucune idée de l'existence de cette lavande avant. Une véritable curiosité. Comme prévu, je vous livre mon impression après la visite de ce très curieux couvent…
Voici donc la description de la visite de ce très curieux endroit… Quand vous arrivez à Monchique, vous ne pouvez pas manquer les ruines de ce vieux couvent, perché tout en haut du village. En gravissant les petites rues en pente, vous finissez par quitter les dernières maisons et emprunter un antique chemin caillouteux qui s'insinue dans une forêt. L'ambiance s'assombrit, car la forêt est dense... Au fil des pas, vous rencontrez un premier personnage très curieux. C'est un guitariste qui joue quelques notes discordantes, assis sur un rocher. Il a déposé l'étui de son instrument au milieu du sentier et disposé dessus quelques pièces de monnaie pour inciter le rare passant à en déposer une aussi. Sans dire un mot, il descend de son rocher et vous suit des yeux bizarrement… Sans vous en rendre compte, vous hâtez le pas... Cent mètres plus loin, vous rencontrez un second personnage, encore plus curieux, qui vous fait de grands gestes. Même si vous ne parlez pas le portugais, vous comprenez qu'il vous invite à visiter... Et là, l'inquiétude commence à se faire sentir... Bien qu'on n'ait pas l'habitude d'être méfiant, la crainte de subir un guet-apens devient très présente... Après tout, l'endroit est très désert, sombre et silencieux. On décide quand même de le suivre. Tout est délabré, poussiéreux, noirci par des centaines d'années d'abandon. Les murs et les plafonds sont écroulés, le sol n'existe plus, tout est froid et humide. Plus rien n'indique que c'était un édifice religieux. On traverse une première pièce dans laquelle le personnage semble avoir élu domicile… Une pauvreté inouïe... Partout, des poules, des lapins, des canards vont et viennent et passent dans nos jambes en permanence. Notre guide nous invite à passer d'une pièce à l'autre en passant par des couloirs très étroits encombrés par des pierres tombées du plafond. La végétation a très largement repris le dessus, les ronces ont tout envahi, et des arbres centenaires s'appuient sur les vieux murs. Très enthousiaste, l'habitant des lieux nous entraîne dans une pièce à l'écart en disant fièrement "azulejos, azulejos"... Effectivement, un peu inquiets quand même, nous entrons dans un large espace où on peut encore apercevoir sur un mur les restes d'une fresque aux célèbres carrelages bleus...
Mais le ciel s'assombrissant, nous nous dépêchons de quitter les lieux avant l'orage, non sans avoir donné deux euros à notre guide, qui se répand en remerciements... Au moment de partir de ce lieu crépusculaire, il nous appelle pour nous montrer ses deux chats, des matous efflanqués "très efficaces pour chasser les rats"...