Hélas, la confusion règne un peu sur le plan macroscopique pour ce genre de récoltes. Chez les bolets ponctués, là où nous avions simplement B. erythropus et sa forme jaune junquilleus, il faut aujourd'hui intégrer N. xanthopus, qui a lui même des formes xanthoïdes.
Boris Assyov et Michal Miksik disent qu'il convient d'appeler pseudosulphureus la forme jaune d'erythropus et junquilleus la forme jaune de xanthopus. Tout cela sachant qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer les formes classiques de ces deux espèces sans microscopie voire séquençage...
Il semblerait, mais je reste très prudent là-dessus, que xanthopus se rencontre plutôt sur terrain calcaire et erythropus sur terrain acide. Concernant cette récolte, si on s'en tient à ce critère, on pourrait donc aboutir à N. erythropus f. pseudosulphureus (sachant qu'évidemment, si on suit les nouvelles nomenclatures, on parle désormais de Neoboletus praestigiator f. pseudosulphureus).
Evidemment, à supposer que le bord de route soit de même nature que le sol forestier car il n'est pas rare qu'on trouve des bolets calcarophiles en bord de route et acidophiles en s'enfonçant un peu dans les bois...
Bon, tout cela est à prendre avec des pincettes : je ne suis pas Nicolas et toutes ces subtilités m'échappent parfois et ne me passionnent guère. L'an passé, j'ai trouvé un spécimen de ce que j'appelle erythropus dans une forêt francilienne dont j'imagine le sol acide vu qu'on y trouve B. edulis. Michal Miksik y voyait pourtant un xanthopus. Alors j'avoue volontiers que je suis un peu perdu, moi qui appréciait dans les bolets un groupe où la microscopie n'était pas souvent nécessaire. Ne plus oser nommer une récolte de bolets à pied rouge, je ne pensais pas que cela m'arriverait un jour. 😆