Face à ce genre de problèmes, je te conseille humblement d'adopter la méthode suivante : éviter de tomber dans l'intégrisme "scientifique", j'entends par là continuer à identifier les champignons à l'aide des techniques sur lesquelles la mycologie est basée (la macroscopie et la microscopie) desquelles ne fait pas partie la "biomol" 😉 .
Cette dernière est parfois utile (par exemple c'est elle qui a confirmé que Amanita virosa var. levipes et A. amerivirosa sont synonymes), mais identifier des champignons uniquement à l'aide de séquençages ADN 🙄 ...
Il y a sans doute un certain nombre d'autres "espèces" qui sont en fait des groupes d'espèces très proches, cette histoire d'ADN va mettre un bordel pas possible, et il est fort probable qu'à l'instar de Boletus erythropus (=Neoboletus erythropus) des espèces facilement identifiables vont devenir de véritables casse-tête (et je ne parle pas des espèces difficiles, ou des genres - un exemple récent est la division des Cortinarius), avec des réorganisations et créations à la chaîne.
Si tu veux nommer tes "erythropus" sans te prendre inutilement la tête tout en suivant l'évolution officielle de la mycologie, Neoboletus cf. erythropus est un bon compromis 🙂 .