En principe le genre Nostoc inclut surtout des espèces terrestres qui forment sur le sol des plaques noires (quand c'est sec) qui deviennent globuleuses et de couleur kaki (quand c'est humide)
Après avoir compulsé mes cours (enseignement donné par Alain Couté soi-même, en 1982) je propose :
Palmella (une Chlorococcale comme Chlorella) forme une confiture verte au fond de l'eau ; les cellules sphériques sont pourvues de flagelles mais sont immobiles ; elles possèdent chacune un noyau et un chloroplaste.
Coelosphaerium (Croococcales) forme des sphères où les cellules rondes, sans noyau ni plaste, sont réparties à la périphérie.
Nostocopsis (Stigonémales) forme des amas gélatineux bleu-vert contenant des filaments ramifiés.
Seuls les genres nous ont été enseignés. Les deux derniers sont des cyanophycées, que l'on distinguait à l'époque par leurs pigments : chlorophylle a, phycobilines, carotène et xanthophile, ces deux derniers n'étant jamais présents chez les bactéries photosynthétiques.
En résumé, il serait intéressant de prélever un peu de cette gelée, de l'écraser entre lame et lamelle, et de regarder au microscope.
S'il y a de vraies cellules avec plastes et noyaux, on est du côté des Chlorococcales ; s'il n'y a pas de plaste ni de noyau, et si les cellules sont arrondies et noyées dans une gelée, cela peut être une Croococcale, s'il y a des filaments ramifiés, c'est une Stigonémale.
Dans tous les cas, il n'y a aucun danger. Seulement une occasion de s'émerveiller si l'on possède un microscope 😉