Tout le monde est venu donner son avis, tu as sans doute trouvé le nom de ce lichen en feuille (foliacé, quoi), je n'ai plus qu'à ajouter mes commentaires et mes flèches qui vont droit (enfin, presque) au coeur des petits détails.
Ghislaine a raison : il faut regarder les dessous du lichen. Chez cette espèce la face inférieure est noire (un peu plus claire vers la marge) et elle est hérissée de rhizines que tu aurais pu apercevoir dans une des zones du côté de ma flèche "rhizines"
Autre détail, les soralies (petits paquets d'algues mélangées à des filaments mycéliens qui assurent la multiplication végétative) sont disposées sur la face supérieure, et plus précisément dans les parties les plus anciennes du thalle, ce qui leur donne un aspect "sale"
Il y a aussi la forme des lobes (zones les plus jeunes, qui ont la même forme que les lobes de nos oreilles) : ils sont bien ronds et plutôt larges. Et j'ai souvent observé qu'ils étaient un peu plissés, comme des pièces de cuir.
Flavoparmelia donc. D'aucuns déclarent qu'on ne peut distinguer F. caperata de F. sorredians sans en passer par le test "potasse sur médulle", c'est parfois vrai mais pas sur ta photo. D'abord parce que la feuille n'est pas fortement collée à son support (elle te montre ses dessous sans que tu aies besoin de la décoller), ensuite parce que les lobes sont larges, et enfin parce que la couleur est bien verte. D'ailleurs, nous avons coutume de dire aux lycéens "une feuille vert clair qui se décolle un peu ? C'est Flavoparmelia caperata !"
Ce lichen pousse partout où il y a de la bonne lumière et pas trop de pollution. J'en ai même observé de très grands sur une vieille clôture en PVC, dans les hauts de Limoges 😎
C'est tout pour aujourd'hui.
Tu reviens vite, hein ! 🙂