Castor74 a écritNormalement, une variété doit différer du type par au moins deux caractères (micro ou macro). Une forme, par un seul. Mais on a certainement créé des variétés ou des formes de manière très abusive. Il s'agit pour moi la plupart du temps d'"aspects".
Bonjour,
j'ignore d'où tu tiens cette "définition" de variété et de forme par le nombre de caractères différents... mais je la trouve pour le moins curieuse.
Voici une définition un peu plus précise :
Une variété au niveau botanique est un rang taxonomique entre la sous-espèce et la forme. Ce terme permet de regrouper un ensemble d’individus (une population) différant légèrement des autres individus conspécifiques, par un ou plusieurs caractères considérés comme mineurs, c’est-à-dire ne justifiant pas la création d’une nouvelle espèce, car ils possèdent par ailleurs tous les caractères diagnostiques entrant dans la définition de cette espèce.
Systématique des plantes » Base de la nomenclature (ce site me parait plutôt fiable sur le sujet).
On retrouve quasiment la même définition sur Wikipédia:
Ce rang, intercalé entre celui de « sous-espèce » et celui de « forme » permet de circonscrire et de regrouper plus finement un ensemble d'individus (une population) différant légèrement des autres individus conspécifiques, par un ou plusieurs caractères considérés comme mineurs, c’est-à-dire ne justifiant pas la création d’une nouvelle espèce, car ils possèdent par ailleurs tous les caractères diagnostiques entrant dans la définition de cette espèce.
Il s'agit le plus souvent de différences morphologiques (anatomique), chimiques ou organoleptiques (couleur, odeur), écologique (habitat, substrat), caractères qui sont censés évoluer en dehors du courant génétique de la variété type.
Que tu utilises le terme variété ou "aspect"... cela ne change rien, cela exprime aussi la variabilité d'une espèce.
Maintenant, je ne résiste pas à faire un renvoi vers la thèse de Guillaume : Sur la notion d'espèce...