Y.Courtieu a écrit
Pas moi.
Le pied de C. cibarius est rarement aussi épais par rapport au chapeau. ( 1-3cm pour pallens dans le GEPR contre 0.5-1.5 pour cibarius )
Du point de vue écologique je trouve C. pallens essentiellement en montagne et sous conifères comme ici.
Le jaunissement- roussissement est là aussi.
Pour le critère de Nicolas, je le trouve assez inconstant, regardez la photo du GEPR, entre autres.
J'ai mis un cf. de prudence pour prendre vos doutes en considération, mais je n'irai pas jusqu'à enlever pallens derrière.
Pour moi, c'est C. pallens.
L'écologie que tu décris est très paradoxale puisqu'elle est l'exact opposé des descriptions habituelles. Celle que tu donne est typiquement celle de Cantharellus cibarius, contrairement à C. pallens qui est une espèce planitiaire (j'ai quelques stations en montagne, mais toujours sous un hêtre isolé). Les hôtes que je connais avec certitude pour Cantharellus pallens sont les divers Fagacées (Fagus, Quercus, Castanea), ainsi que les Pinus en zone méditerranéenne.
Je ne sais pas pourquoi tu trouves que la photo du GEPR fait un bon contre-exemple car je trouve au contraire qu'elle illustre plutôt bien ce critère. Ensuite, les plis sont très rarement concolores (plus vifs) au chapeau chez C. pallens, contrairement à chez C. cibarius.
Il est vrai que C. pallens est un peu plus robuste que sa voisine mais sur d'aussi jeunes exemplaires je ne suis pas sûr que ce soit possible d'en faire un critère distinctif.
Une chose reste à préciser. Toutes les deux espèces roussissent. Mais C. cibarius roussit plus rarement (anciennement appelée C. cibarius var. atlanticus), sauf en séchant où c'est systématique. Ton exemplaire de gauche à l'air d'être sec ce qui explique à mon avis ce roussissement.