Coucou Ghislaine,
Je vais essayer de résumer en ajoutant mon grain de sel (traduttore traditore !)
Nous avons ici un Cladonia apparemment réduit à son thalle primaire, lui-même très abondant et constitué de squamules très découpés et granuleux. S'il y a des podétions (thalle secondaire) ils sont tellement couverts de squamules granuleux qu'on a du mal à les distinguer.
Trois espèces présentent un tel thalle primaire persistant, très découpé et granuleux : C. ramulosa (espèce très compliquée, qui inclut une dizaine de morphotypes), C. parasitica (dont les squamules peuvent présenter un aspect coralloïdes) et j'ajoute C. squamosa qui inclut un morphotype muricella dont les podétions (couverts de squamules granuleux, et difficiles à distinguer) ne forment pas de scyphes. Nos experts n'ont mentionné que les deux premières possibilités.
Je suppose que C. ramulosa a été écarté parce que les podétions devraient se voir clairement, et que les squamules du thalle primaire devraient être sorédiés, du moins quelques-uns dans toute cette profusion photographiée par jean-Pierre.
C. parasitica correspond mieux, avec son embrouillamini de squamules granuleux qui peuvent s'empiler en formant des structures que je prenais pour des pseudo-podétions de Stereocaulon.
Mais comme il n'y a pas de podétions bien individualisés, et encore moins d'apothécies ou de pycnides, même Arnaud ne peut se prononcer avec certitude.
Je laisse Arnaud et Thierry corriger mes éventuelles erreurs ... et nous expliquer pourquoi ils n'ont même pas mentionné C. squamosa dans leurs hypothèses 😉