pat_der2003 Et non pas quel Bobo laid ! Bonjour, Fontainebleau, cet après midi, hêtraie dense sur sol acide (je pense) à l'aplomb d'un houx et de hêtres : Chapeau de 5,5 cm de Ø, velouté rose pâle (comme une pèche non mûre), verdâtre à gris verdâtre, à chair boulotté jaune, immuable en surface et bleuissant à la coupe, pores orange, noircissant au toucher, tubes jaune bleuissant à la coupe, stipe jaune en haut, puis orange puis rouge betterave à la base, côté coupe ; chair jaune bleuissant vivement et rapidement (bleu s'estompant avec les minutes) après la coupe, possédant un réseau, odeur chimique après la coupe : pas celle de l'iode utilisée pour le chapeau (+++) et les tubes (0), mais proche de l'acétique, moins acide et plus chimique encore ; odeur volatile, elle fini par s'estomper stipe à réseau
Fouad Bonjour, S.mendax est signalé uniquement dans le sud de l'Europe pour l'instant. Il faut absolument mesurer les spores.
pat_der2003 Ok ! It's done : (10,5) 11,6 - 13,6 × (4,0) 4,2 - 5,8 (6,2) µm Q = (2,0) 2,1 - 3,2 (3,4) ; N = 10 Me = 12,7 × 5,0 µm ; Qe = 2,6
Fouad Le sol est certainement non acide à l'endroit de la récolte ; une route forestière pas loin ? C'est très probablement luridus.
Thomas Fouad a écrit Le sol est certainement non acide à l'endroit de la récolte ; une route forestière pas loin ? C'est très probablement luridus. Possible. Il m'est arrivé d'en trouver en Île de France mêlé à des queletii : la coloration du chapeau peut parfois être identique. En outre, on aperçoit bien, il me semble, la ligne de Bataille au niveau des tubes (même si ce n'est pas un critère pour distinguer luridus et mendax).
Fouad le Qe est celui de luridus ici ; même si les mesures sont peu nombreuses. Thomas B., le réseau peu être quasi absent chez lurius, et présent jusqu'à la base chez mendax.
Jplm Un luridus "areticulatus", si je peux me permettre, est la première chose à laquelle j'ai pensé. Jplm
Perillier Bonsoir, Petite question : Pour luridus, peut on faire toujours confiance dans "sa ligne de bataille " pour son identification....presque à en devenir le premier élément à regarder. Merci
Thomas Perillier a écrit Bonsoir, Petite question : Pour luridus, peut on faire toujours confiance dans "sa ligne de bataille " pour son identification....presque à en devenir le premier élément à regarder. Merci C'est sujet à débat. Elle peut être parfois absente ou peu prononcée. Si on l'observe, cependant, à ma connaissance, on est probablement face à cette espèce (éventuellement face à B. mendax).
Perillier Thomas a écrit Perillier a écrit Bonsoir, Petite question : Pour luridus, peut on faire toujours confiance dans "sa ligne de bataille " pour son identification....presque à en devenir le premier élément à regarder. Merci C'est sujet à débat. Elle peut être parfois absente ou peu prononcée. Si on l'observe, cependant, à ma connaissance, on est probablement face à cette espèce (éventuellement face à B. mendax). Merci. Les photos que je peux consulter sur le net, présentent les luridus avec cette caractéristique. Donc c'est un critère incluant et non excluant
pat_der2003 Re, "La ligne de Bataille" semble apparaître maintenant que la valeur bleu s'est estompée ; il me semble que l'on voit du rouge ... mais je vous laisse juge car c'est la 1ère fois que j'observe cet élément : La série de mesure des spores étant faible sur l'image ci-dessus, j'en ai refait une série : (10,8) 12,2 - 14,1 (14,7) × (4,5) 4,7 - 6,2 (6,7) µm Q = (1,8) 2,1 - 2,9 (3,2) ; N = 26 Me = 13,1 × 5,4 µm ; Qe = 2,5 Avec une des 3 images correspondantes : Et je rajoute une image du stipe coudé (8 x1 cm) pour cette notion de réseau ; j'avais jugé au début qu'il était présent surtout le pied ... mais je ne suis pas familier de cette notion et m'en remets à vous : Merci à tous.
pat_der2003 Hello, Je viens de parcourir l’étude de Vinzzini et consorts sur S. mendax et voici un extrait comparatif des mesures en micro pour 3 espèces proches : Les dimensions des spores sont peut-être un peu petites pour mendax, mais le rapport longueur divisé par largeur (Qe) collerait pas mal (fourchette basse), non ? Quant à l’aspect macro ... ? Voici ce qu'en disent les auteurs : La nouvelle espèce est clairement distinguée des autres taxons par une combinaison unique de combinaison unique de caractères morphologiques et édaphiques, notamment un pileus velouté avec des couleurs dominantes rougeâtre, rouge pourpre et rose (Fig. 3), une couche sous-hyménophorale généralement rougeâtre (Figs. 6c, e), des pores rouge écarlate vif (Fig. 3), un réticulum souvent mal défini et souvent limité à la partie supérieure du stipe (Fig. 6a), un contexte (une chair ?) jaune pâle devenant bleu indigo foncé à la coupe (Fig. 3b, f), base du stipe rouge (Fig. 2a) et fortement amyloïde, des spores allongées (Qm=2,7) (Figs. 4a, 5i, 7a), le pileipellis est constitué d'un Trichoderme régulier avec les éléments terminaux sont typiquement droits et érigés (Figs. 4c, 5h, 7b), et la croissance dans des sols acides.
Thomas Bonjour. Je n'ai aucune compétence en micro donc je ne serai d'aucune aide. En revanche, la ligne de Bataille s'observe aussi en retirant les pores à l'aide du pouce et en observant la couleur sous les pores. Il n'y a presque que chez luridus qu'elle est rouge ou orange.
Jean-Luc Picard Bonjour à tous. J'avoue que je suis assez perplexe devant la description donnée ci-dessus par les auteurs. Je ne peux pas juger de la pertinence des caractères microscopiques, mais pour le reste, affirmer, comme ils le font, que "la nouvelle espèce est clairement distinguée des autres taxons par une combinaison unique de caractères...", puis donner une description truffée de "souvent" ou de "généralement", cela me paraît un peu léger. En outre, quiconque s'intéresse aux Bolets sait ce que valent, comme critères de détermination, l'ampleur du réseau, l'intensité d'un bleuissement et la présence de nuances roses ou rougeâtres. Pour moi, ce groupe n'est pas encore bien éclairci.
pat_der2003 Merci ! 🙂 Voici la manip réalisée (et une photo un peu floue) avant que ne verdisse intégralement la surface rouge pâle :
pat_der2003 Jean-Luc Picard a écrit Bonjour à tous. J'avoue que je suis assez perplexe devant la description donnée ci-dessus par les auteurs. Je ne peux pas juger de la pertinence des caractères microscopiques, mais pour le reste, affirmer, comme ils le font, que "la nouvelle espèce est clairement distinguée des autres taxons par une combinaison unique de caractères...", puis donner une description truffée de "souvent" ou de "généralement", cela me paraît un peu léger. En outre, quiconque s'intéresse aux Bolets sait ce que valent, comme critères de détermination, l'ampleur du réseau, l'intensité d'un bleuissement et la présence de nuances roses ou rougeâtres. Pour moi, ce groupe n'est pas encore bien éclairci. Bon, moi j'y connais rien, 😆 mais en lisant ce papier, j'ai eu la même impression de flou peu tranché ... et de variabilité des critères quand même. Seuls les caractères micros (peut-être ...) et génétiques ont l'air plus définitifs ... Mais pour ce que vaut mon avis de novice, je vous l'accorde ... 😃 Et en regardant la micro de S. luridus, la taille des spores n'est pas très discriminante et seule la proportion longueur/largeur a l'air indicative ... Je sens que cela va finir en species ... 😜
Jplm Le Q élevé et le faible réseau orientent vers mendax, est-ce que ça suffit pour en faire une espèce parisienne, j'ignore. Que décidez-vous ? Un luridus m'irait très bien, on peut mettre luridus s.l. 🙂 Jplm