Lyophyllum helvella est aisément différenciable des autres espèces de Lyophyllum par son aspect hygrophoroïde. Cela est à tel point frappant que lorsque le Maître Boudier décrivit cette espèce, il le fit sous le nom d'Hygrophorus helvella (diagnose/iconotype). J'ai quelques réserves sur le fait que le concept actuel de cette espèce (initié par Clémençon) soit le même que celui de Boudier. En effet, l'espèce de Clémençon est un lyophylle hygrophoroïde rappelant Hygrophorus marzuolus et consors. Il est donné comme inodore et robuste. L'espèce de Boudier a quant à elle une odeur de farine nette et est plus menue. Je dois avouer avoir bien du mal à cerner l'espèce de Boudier tant il y a d'espèces pouvant correspondre à sa description (probablement possible avec plus de recherche). Cependant, celle de Clémençon est très facilement reconnaissable et parfaitement documentée par Musumeci et Contu (récolte déterminée par Clémençon lui-même).
Musumeci E. & Contu M. 2008. 110 anni dopo Boudier - Un'ulteriore stazione di Lyophyllum helvella in Francia. Bulletin Suisse de Mycologie 86(2), p. 46-52.
Les différentes espèces données proches de Lyophyllum paelochroum me semble pour certaines superflues. Notamment L. eustygium et L. caerulescens. Il me tarde que quelqu'un s'attèle sérieusement au débroussaillement des Lyophyllaceae, mais c'est une tâche ardue.