Il est difficile de répondre à Odile de façon complètement satisfaisante pour elle.
Le problème est que les clefs et les critères figurant dans les livres sont certes utiles, mais , à mes yeux en tout cas, pèsent beaucoup moins fort et sont à utiliser seulement en second lieu à côté du coup d’œil dû à l'expérience de terrain.
Je n'ouvre mes livres que lorsque j'ai un doute et qu'il faut me référer dans ce cas à des critères plus précis que le coup d’œil, à qui il arrive bien sûr d'être insuffisant, voire même trompeur.
Pour le cas de la gentiane jaune et du vératre, je n'ai personnellement plus besoin de regarder si les feuilles sont alternes ou opposées. Rien que l'allure des feuilles, qui ont un "air" différent, permet , lorsque l’œil est habitué, de séparer les deux feuillages sans difficulté.C'est malheureusement beaucoup plus difficile à exprimer et à expliquer, exactement comme la reconnaissance d'un visage familier.
Est(-ce qu'on utilise des clés et des livres pour reconnaître les visages ? J'essaye quand même ci-dessous :
Rien que le fait que les feuilles soient dressées presque droites sur la photo de la gentiane jaune et "souplement arquées" sur la photo du vératre est pour moi un critère pour l’œil. Pas pour le scientifique, évidemment ! Tu ne verras que rarement cette remarque dans un livre !
Autre critère tiré de canope.ac-besancon :
"Celles-ci sont opposées, larges, ovales et parcourues par cinq à sept nervures. En l'absence des fleurs une confusion est possible avec les Verâtres Linné dont les feuilles sont alternes et plissées.