Bonjour Pascal et désolé du retard, j'avais complètement oublié de répondre à tes questions.
Pascal35 a écrit
Question technique : Comment être sûr d'observer des spores mures éjectées naturellement ? Avec les basidios et les 'gros' ascos, on fait une sporée. Mais comment faire avec ces petites apothécies ? Ça se fait de ré-humidifier l'exemplaire pour le réveiller et de poser une LCO dessus ?
Chez certaines espèces, par exemple chez les Graphis, les spores mures vont légèrement s'assombrir avec l'âge tandis que celles encore plutôt jeunes seront bien transparentes.
Il y a aussi la taille.
Après il ne faut pas en faire une généralité, comme ce qui va suivre plus bas, c'est une question d'habitude et de connaissance des espèces que l'on observe.
Je n'ai aucune technique particulière, je regarde juste si les appareils reproducteurs me semblent bien développés, pas trop petits, pas trop abimés, pas non plus trop vieux etc... Ensuite, je fais des tranches de plusieurs appareils pour avoir de meilleurs résultats.
Au final c'est plus une question d'habitude, en connaissant bien l'espèce, tu finis par avoir une idée de si le résultat sera là ou non.
Dans le cas de ton spécimen, la majorité des lirelles me semblent très bien développées pour y observer des spores mures.
Pascal35 a écrit
Et ces trucs ? Sont-ce des photosymbiotes ? Ça a l'air multicellulaire. On peut en dire quelque chose ? Et ce sont eux qui causent cette couleur noire en surface de l'apothécie ?
J'avoue n'avoir aucune idée de ce que c'est...
Normalement, ton lichen devrait contenir une algue du genre Trentepohlia mais cela ne ressemble pas à ça.
Pour la "couleur noir en surface de l'apothécie", tu parles sans doute de la coloration de l'épithécium, c'est la structure au sommet de l'apothécie et qui recouvre l'hyménium.
Pour le coup, il est très fréquent que l'épithécium soit coloré en brun, noir, vert etc... Par contre j'ai pas la raison.
Je regarderais dans mes documents si je trouve une explication sur la coloration de cette structure.