Intéressante supposition...
Dans ce genre d'habitat on pourrait en effet retrouver la Sesleria caerulea, mais voici quelques observations:
-S.c se retrouverait dans des boisements jeunes (vestiges pelousaires) ou alors dans l'extrême limite d'un boisement, très héliophile et photophile
-S.c aurait un port bien plus recouvrant et des pédoncules plus grands
-Ici on voit bien sur tes photos que l'inflo se différencie en deux parties, une terminale et plus grosses (l'épillet qui porte toutes les fleurs mâles et certaines fleurs femelles à la base) et un ou deux autres épillets femelles en dessous (on les devine avec la présence de bractées légèrement plus claires que les écailles) alors que l'inflorescence de S.c est composées d'épis mâles et femelles, sans bractée.
Mais clairement on pourrait s'y méprendre...
La première fois que j'ai vu S.c c'était en sous bois de chênaie claire en Ariège, et ça a mis du temps avant de comprendre que c'était elle... j'en avais surtout entendu parlé en contexte de pelouse ! comme quoi, les plantes ne lisent pas les livres...