Cécile a écrit
Mâtin, quel tableau !
Lequel appelle tout de suite un commentaire et une question.
Commentaire : vu les niveaux de rareté affichés, nous aurons surtout à distinguer des X. pulla et X. delisei ... sauf bien sûr si Nommo nous rapporte des Xanthoparmelia du groupe pulla trouvés dans son parc des Cévennes 😆
D'où la question qui concerne les cas les plus communs : pourquoi ne pas considérer la réaction KC comme utilisable pour l'identification ?
A l'époque, on avait tendance à nommer les spécimens KC+ rouge orangé X. delisei en pensant que X. pulla était lui KC-. Sauf que l'on sait aujourd'hui que X. pulla peut-être KC+.
Différencier une coloration rouge orangé (X. delisei) d'un rouge rosé (X. pulla) n'est absolument pas chose aisée, surtout en prenant en compte que la quantité d'acide contenue dans la médulle varie pas mal, ce qui amène une variation de la coloration que l'on va observer.
Logiquement, un spécimen KC- devrait normalement correspondre à X. pulla car X. delisei n'est jamais cité comme KC- de ce que j'ai pu trouver.
Mais dans le cas d'une réaction KC+, il est beaucoup trop hasardeux de tenter d'identifier l'espèce sans avoir recours à l'utilisation des caractères morphologiques, qui eux semblent avoir bien plus de fiabilité pour différencier X. pulla et X. delisei.
Il faut aussi savoir que X. delisei est bien plus proche de X. loxodes (isidié) par sa chimie, son écologie et sa morphologie que de X. pulla. Par exemple, un spécimen non isidié de X. loxodes pourra être très compliqué à différencier d'un X. delisei...
Un joli bordel ces Xanthoparmelia bruns 😃