Bonsoir,
Ce qui me sidère toujours dans ces histoires de places à feu ou de biotopes très restreints (champignon inféodé à tel arbre en voie de disparition, prédateur dépendant de telle proie elle même dépendante de telle plante, telle plante ne pouvant se reproduire que grâce à tel insecte, les exemples sont des milliers), c'est la survivance. Les places à feu meurent au bout de quelques années ou changent de nature : les bouts de bois noircis tombent en poussière, la poussière se mêle à la terre, la terre se couvre de végétaux... mais une autre place à feu naît à 30 km de là et soudain, au bout de quelques mois, les mêmes Tephrocybe, les mêmes Anthracobia, les mêmes Plicaria apparaissent - et un jour peut-être mes Rhizina undulata que je n'ai pas vues depuis 50 ans. Où étaient-elles tout ce temps ?
Jplm