Fin décembre, il en poussait par centaines sur plusieurs de nos genévriers, sur le tronc et les branches jusqu'à 4-5 m de hauteur. J'ai compris pourquoi l'espèce passe toutefois pour relativement rare :
1) elle ne vient qu'après des pluies répétées, (ce qui n'arrive pas si fréquemment dans les contrées où le genévrier abonde), sur bois détrempé (même une bûche !) ;
2) elle est, comme on a vu, minuscule : de l'ordre du millimétrique, celles qui atteignent le centimètre sont de gros exemplaires ;
3) last but not least , elle est très éphémère : il ne faut pas, comme j'en ai fait l'expérience, se dire qu'on reviendra prendre la photo le lendemain, quand les exemplaires seront bien développés... le lendemain, ils sont tout rabougris.
En résumé, elles ne viennent pas à nous, il faut les chercher... et on a toutes chances soit qu'il n'y en ait pas, soit de ne trouver que des primordiums ou des rabougritiums. Le charme de la mycologie de terrain.
J'ai aussi eu la surprise cette année - cela rejoint ce qu'Andgelo disait - d'en trouver sur un arbousier situé à deux mètres d'un genévrier qui en était couvert. C'est bien la même espèce, qui vient occasionnellement sur arbousier. En voici photographiées sur Arbutus unedo :
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Jplm