Pour avoir vu défiler un nombre incalculable de photos sur internet en cherchant à illustrer mon bouquin, Castor a raison : c'est d'ailleurs parfois un peu décourageant avec les bolets, mais comme je les aime bien, je m'accroche. Je me souviens d'un cèpe que j'avais posté sur le forum, cet automne, où nous avions envisagé toutes les hypothèses sauf B. edulis : c'est dire... C'est aussi pour cette raison que j'ai souhaité des pages par espèce intégrant 5 à 6 photos pour rendre compte de cette variabilité.
Je pense que c'est surtout une combinaison de critères qui permet d'aboutir à une espèce. Pour B. aestivalis, par exemple, c'est vrai qu'il n'a pas toujours un réseau intégral : quand on observe un réseau net et intégral, c'est probablement lui (et encore...), mais quand il n'est pas intégral, on ne peut pas l'exclure pour autant. C'est là qu'il faut combiner avec d'autres critères (couleur du chapeau - encore qu'elle est particulièrement variable... - absence de rose vineux sous la cuticule, saison, absence de teintes rouges sur le pied et le chapeau, etc.). Après, pour compliquer encore un peu les choses, vu qu'on n'a plus de saisons... on peut trouver des aestivalis fin octobre... 😆
Mais cela ne veut pas dire non plus que les critères ne valent rien : pour revenir à cet exemple, B. calopus a bien un réseau, souvent intégral et très marqué, mais parfois plus limité à la partie supérieure du pied (une bonne clé doit à mon sens inclure ces nuances pour ne pas induire en erreur). Et quand il n'en a pas du tout, ce qui est plus rare, on considère (à raison ou pas, je n'en sais rien), que c'est la variété dite "ereticulatus".