Fouad a écrit
NSchwab a écrit
Difficile de donner l'écologie d'une espèce sur une poignée de récolte...
Donc à 99,99%, Thomas n'est pas tombé sur une récolte de cette poignée ?
Le fait qu'il n'y ait qu'une poignée de récolte ne veut pas dire que c'est une espèce rare. En Suisse, par exemple, il n'y a eu que 49 récoltes de Cantharellus bicolor et presque toutes en Ajoie. Pourtant, c'est une espèce de plaine commune, qui est juste méconnue.
Agrocybe xanthocystis fait probablement partie de cette catégorie, puisqu'il faut tout d'abord faire de la microscopie (ce qui exclu déjà un bon nombre de mycologues), connaître cette espèce et finalement avoir la chance de trouvé ces fameuses cystides au contenu jaune. Je ne l'ai personnellement jamais déterminé de ma vie, mais j'avoue n'avoir encore jamais passé un Agrocybe praecox sous mon microscope ! A ma décharge, je dois avouer que cela ne fait pas plus de deux ans que j'ai commencé la micro, mais cela montre tout de même que les espèces ne se distinguant que sur la microscopie ou des critères difficile à évaluer on une plus grande propension à être mal déterminées.
Y.Courtieu a écrit
Dans MycoDB, Agrocybe xanthocystis est donné comme très rare et Agrocybe acericola comme espèce non reconnue comme valide par certains auteurs.
Si on lit leur bibliographie, il n'y a que MushroomExpert.com qui est cité. Voici la fiche que l'on y trouve sur A. acericola. Ils y disent effectivement qu'Agrocybe acericola n'est probablement pas distinguer sur des critères fiables. Mais ils y disent également que c'est un complexe d'espèce difficile et qu'il faut redéfinir la manière dont on les distingue. Je suis d'accord avec cette affirmation et c'est d'ailleurs pour ça que je dis que l'on ne peut pas donner le nom d'Agrocybe praecox comme ça. J'ai cité des noms en exemple, mais je ne pense pas les reconnaître avec certitude. Il n'y a pas de littérature me permettant de les déterminer.
Le type n'a pas été séquencé et même s'il l'avait été, il n'y a pas d'étude phylogénétique l'incluant. Ce genre porte potentiellement une plus grande diversité d'espèces et de formes que l'on a pour l'instant découvert et publié.