Bonjour à tous,
en effet, Fouad m'a transmis cette récolte et voilà ce que j'avais répondu : "Les teintes ternes olivâtres à la base du pied situent cette récolte dans le groupe de chrysenteron... Redeuilhii est bien différent." Je ne pensais pas à chrysenteron au sens strict, qui ne pousse plus en cette saison (normalement), mais à une espèce du groupe, et un pruinatus rouge était la meilleure hypothèse. Voilà donc le message envoyé à Giampaolo, pour que tout soit clair :
"Dear Giampaolo,
this species was harvested under deciduous trees (Quercus, Carpinus, Castanea) on the shores of Lake Geneva in Switzerland. The collector think he has found X. redeuilhii... and I think it is just a red form of pruinatus or close: your opinion would be very useful!"
La réponse a été celle envoyée par Fouad.
Les espèces xérocomoïdes, comme beaucoup d'autres espèces, exigent non pas vraiment une solide expérience pour apprécier, à travers les éléments qui sautent aux yeux, les détails pertinents, mais plutôt de faire un effort pour les identifier et les retenir. La couleur est l'un des éléments extrêmement variables au sein d'une même espèce de Xerocomus sensu lato, nous le savons tous. Ici, si on oublie la teinte (un peu) trop rouge du chapeau, les autres éléments (habitat, saison, chair jaune, teinte typiquement terne olivâtre de la base du pied, etc.) sont des indices beaucoup plus sûrs pour reconnaître dans cette récolte une forme rouge de pruinatus ; Giampaolo en présente d'ailleurs une dans sa monographie :
La seule chose à comprendre, ici, et comme d'habitude, est qu'il faut s'attacher aux caractères pertinents pour l'identification des espèces, pas ceux reconnus comme beaucoup trop variables pour représenter quoi que ce soit : si on se s'attache qu'à ces derniers, en effet, on est vite perdu.
J'ajouterais, pour finir, que la description du GEPR (entre autres !) donne tous les éléments caractéristiques de pruinatus observables sur cette récolte, notamment le chapeau... rouge :
Amitiés, Guillaume.