Pour ma part, j'ai hésité entre Russula queletii et Russula fuscorubroides .
La couleur très foncée , ce rouge et ce noir, l'absence de vert sur le chapeau me font conclure à R. fuscorubroides .
Ce dernier a été appelé dans le passé Russula queletii var. atropurpurea par Bresadola (1915),in Saccardo, Flora italica cryptogama. Pars 1: Fungi. Hymeniales, 1(14), p. 420. C'était sans conteste une bonne idée.
Je ne doute par conséquent pas que l'ADN puisse être le même. Simplement l'aspect est également et tout aussi clairement, différent de celui du type, au point qu'en faire au moins une variété ne me choque pas.
Je veux bien tenter de faire parvenir un exsiccata à Giani, mais cela nous apprendra quoi ? Qu'il a raison ? Probablement que oui mais cela ne changera rien au problème de l'existence ou non d'une variété de R. queletii qui est plus sombre et qui est privée de vert sur la cuticule ! Tout au plus saura-t-on qu'il ne faut pas en faire une autre espèce, mais seulement une variété.
C'est cher payer pour un résultat bien mince à mes yeux !
J'ajoute que pour ma part, une mycologie qui deviendrait une affaire de labo est une mycologie qui ne me parle guère... C'est la science, me dit-on souvent... peut-être... Mais cette science là est très éloignée de ce qui m'intéresse dans la découverte des champignons que je mène personnellement. Envoyer mes champignons à un labo pour savoir ce que c'est ? Bof...
Pour finir je joins une photo comparative de R. queletii type (en médaillon) et de la variété (pourquoi pas ?) fuscorubroides .
Elles sont objectivement différentes et pas besoin d'ADN pour le dire.