Nommo a Ă©critIl sâagit dâun vers de la Consolation de Malherbe Ă son ami Du PĂ©rier aprĂšs le dĂ©cĂšs de sa fille Rosette.
Le vers : et Rosette a vĂ©cu ce que vive les roses.... fut malencontreusement transformĂ© par lâimprimeur-typographe en : et Rose elle a vĂ©cu...
Rose elle a = rosella.
Désolé, ce n'est pas ça l'histoire (ou plutÎt la légende comme a dit Nommo).
En réalité Malherbe, qui composait beaucoup d'oeuvres de circonstance, avait écrit une consolation pour son ami Cléophon qui avait perdu sa fille Rosette, poÚme qui aurait contenu un vers Et Rosette a vécu.... Plus tard, il a recyclé ce poÚme pour en faire la fameuse Consolation à Du Périer, lequel avait également perdu sa fille... qui hélas s'appelait Marguerite !
Ăa n'allait plus du tout et on suppose qu'il a retouchĂ© le vers pour faire le fameux Et rose elle Ă vĂ©cu.... La lĂ©gende ou les mauvaises langues ne le crĂ©ditent pas de ce trait de gĂ©nie, il aurait laissĂ© "Rosette" et l'imprimeur aurait lu "Rose elle".
De Malherbe ou de son imprimeur, volontaire ou non, ça reste un des plus beaux vers de la langue française :
Mais elle Ă©tait du monde oĂč les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
Lâespace dâun matin.
Jplm
PS : je vois que pendant que j'Ă©crivais Kairos a fait la mĂȘme rectification.