Ah, le Moyen-duc, ce nom m'a toujours fait sourire : le Grand-duc on comprend : c'est le plus grand, il a des postures hiératiques et puis, comme chacun sait, il fait des "tournées" nocturnes. Le Petit-duc, on comprend aussi : il est petit mais il veut être duc aussi. Et puis on a l'impression qu'on en a découvert un troisième, de taille intermédiaire, et que, faute de mieux, on l'a appelé le Moyen-duc. Comme si au bridge, il y avait le grand chelem, le petit chelem et le moyen chelem.
Les noms. À Palombaggia, nous entendons depuis des décennies un oiseau de nuit, ou son arrière-arrière-petit-fils sans doute. Quelqu'un avait dit à mes parents que c'était un engoulevent ; le nom étant joli, nous l'avons longtemps appelé comme ça, nous le faisons encore parfois en souvenir de cette époque. Mais un jour, internet arrivant, j'ai cherché sur le web le cri de l'engoulevent : une sorte de grondement et non des "tut... tut". Une amie de mes parents, plus avisée que la première personne, leur a dit alors qu'il devait s'agir d'un Moyen-duc. Mais qui peut l'affirmer, il est parfois dans les oliviers juste devant nos fenêtres et nous ne l'avons jamais entrevu. En réécoutant, à l'occasion de ce fil, des cris de hiboux, j'opterais d'ailleurs, on descend dans la hiérarchie, pour un Petit-duc... ou bien un engoulevent qui aurait mué - et mes parents sont morts.
Jplm